vendredi 13 mars 2009
vendredi 5 décembre 2008
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Loukoïl vous souhaite une bonne année 2009 et une joyeuse crise!
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : photos clin d'oeil
mardi 2 décembre 2008
Skier toute l'année à Moscou!
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : le saviez-vous
lundi 1 décembre 2008
Conversation au goulag...
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Libellés : anécdotes et histoires drôles
jeudi 27 novembre 2008
La cathédrale Saint-Nicolas-des-Marins

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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : Saint-Pétersbourg
dimanche 23 novembre 2008
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : photos clin d'oeil
lundi 17 novembre 2008
La galerie Glazounov (peinture)
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : musées galeries
mercredi 12 novembre 2008
"Arbat, mon Arbat"
Ce n'est pas la première fois que je vous emmène sur la vieille rue Arbat, mais cette fois-ci, j'y ai fait une visite guidée. J'ai donc un peu plus d'informations à vous communiquez. Le temps ce jour-là n'était pas beau, même très pluvieux; voilà pourquoi j'ai décidé de ne pas prendre de photos ce jour-là mais d'y retourner un jour de beau temps pour vous en offrir des moins tristes! c'est chose faite aujourd'hui. Voici donc mon circuit "vieil Arbat" revisité sur les très bons conseils de ma guide et ses anecdotes, que vous ne trouverez pas dans les livres touristiques...
Nous commençons la visite par le côté ouest de la rue, c'est à dire du côté de la station de métro Smolenskaïa du côté du "calzo". Notre point de départ est le ministère des affaires étrangères, l'une des sept tours staliniennes qui dominent la ville et lui donnent ses points de repères. Cette tour-ci fut la première à être achevée du vivant de Staline. Et le fait que se soit celle-ci n'est pas le fruit du hasard. En effet, Staline se rendait quotidiennement au Kremlin depuis sa datcha, et le chemin le plus direct passait à l'époque par la vieille rue Arbat qui était ouverte à la circulation (rue piétonne depuis 1986). Par conséquent, il contrôlait chaque jour depuis sa voiture l'avancée des travaux. S'il y a bien une des tours qui devait être terminée en premier c'était bien évidemment celle-ci. Staline, mort en 1953 n'aura alors vu que deux tours de son vivant: la tour qui abrite le ministère des affaires étrangères, et la tour du quai des chaudronniers, communément appelée par les étrangers "la maison Haute".
Pour information, le Mac Donald de la rue Arbat fut le second de Russie. Le premier, ouvert en 1992 se situe non loin de la place Pouchkine. Ce fut alors, comme le rappelle ma guide, un choc culturel immense pour tous les russes mais un choc typiquement russe que l'occidental par définition ne peut pas comprendre. Les clients étaient accueillis à l'entrée par des "bonjour", et le service était si rapide que nos russes post-soviétiques en étaient tout déboussolés... Mc Donald était devenu le symbole d'un grand changement culturel, et les gens peu coutumier de ce type de service "occidental" s'y rendaient tirés à quatre épingles! il n'était pas rare d'y croiser des amoureux y dîner en tête à tête. Cette usine à hamburgers était devenue, pour un temps et pour tous ces anciens citoyens soviétiques the place to be.
En continuant votre chemin, vous remarquerez cette jolie maison bleue turquoise, faisant face à une célèbre statue du sculpteur Alexandre Boulgakov, datant de 1999. Il s'agit d'une statue représentant Pouchkine et sa femme Nathalie. L'endroit ne fut pas choisi au hasard, puisque c'est dans cette maison que le jeune couple fraîchement marié (Nathalie était moscovite), habita en 1829 après leur mariage. Ils y passèrent une longue lune de miel de quelques mois qui se solda par un déménagement précipité. En effet, Pouchkine, connu surtout pour sa grande poésie et son roman en vers avait plusieurs vices dont le jeu, où malheureusement il perdit beaucoup. Faute d'argent il quitta ladite maison et s'en repartit pour Saint-Pétersbourg. Par la suite la maison fut occupée par le non moins célèbre Modeste Tchaikovski, le frère de l'illustre compositeur Piotr Tchaikovski. Ce-dernier y passa même un Noël. Par la suite, comme il se devait, la maison fut transformée en plusieurs appartements communautaires dans les années soixante. À la fin de la période soviétique, et après une bonne rénovation, la maison se transforma en musée littéraire Pouchkine. Les nostalgiques seront très déçus car il s'agit de la seule maison dans laquelle Pouchkine n'a malheureusement écrit aucun livre!
Pouchkine, grand séducteur, croisa et fit chavirer le coeur et la vie de nombreuses femmes. L'une d'entre elles, Ekaterina Ouchakova, habita la maison située non loin de là, sur le côté gauche, au numéro 42 (photo ci-dessous). Très éprise de l'écrivain, elle vécut très mal son mariage avec Nathalie, et ne décida de se marier à son tour qu'après le décès de Pouchkine, donc bien des années plus tard. Ekaterina était la petite fille du général Alexandre Souvorov, qui prit en 1799 le commandement en chef des armées austro-russes.
Quelques années plus tard, en 1812, c'est par la Vieille rue Arbat que Napoléon entra dans Moscou, puis s'installa quelques jours au Kremlin, avant de battre retraite dans une ville en flammes.
Un peu plus loin sur votre droite, se trouve la statue de Boulat Okoudjava, un chansonnier soviétique d'origine géorgienne très populaire en Russie. Il est devenu populaire car ses chansons exprimaient l'horreur de la guerre, l'observation de la société soviétique. Elles étaient simples et parlaient de la vie de tous les jours. On quittait avec lui les discours de propagande récurants de l'époque et les chanssons formatées de toute pièce. Il fut d'ailleurs très proche de Vladimir Vissotski (mari de Marina Vlady), pour qui il composa une chanson d'adieu après son décès par crise cardiaque, durant les jeux olympiques de Moscou en 1980. Boulat Okoudjava composa entre autres la très célèbre chanson "Arbat, mon Arbat". Ceci explique le titre de mon billet...
Nous laissons Boulat dans ses pensées pour se faufiler sous un arche, traverser une cour, puis une autre avant d'arriver devant "la maison coupe". Dans les guides touristiques, elle peut être mentionnée sous le nom de "maison Melnikov". Je vous avoue que toute seule je ne l'aurais jamais trouvée! sa forme particulière, ressemblant à un cylindre est unique, et est l'oeuvre de l'architecte Melnikov, très connu dans les années 20 pour son architecture constructiviste. Moi qui trouve l'idée très spéciale, j'imagine qu'à l'époque elle n'a pas du être perçue autrement par les habitants. En tout cas elle a plu à Staline puisqu'il lui donna l'autorisation d'y séjourner jusqu'à sa mort. Melnikov fut alors l'un des rares moscovites autorisés à vivre dans une résidence privée. La maison ne se visite pas, car elle est toujours habitée et appartient toujours à des descendants de l'architecte.
Revenons sur nos pas, et prenons la ruelle Spassopieskovski, un peu plus loin sur votre droite. Je ne l'avais jamais vue, et pourtant j'en ai fait des allers et retour sur Arbat. C'est typiquement Moscou, il ne faut pas hésiter à s'engager dans toutes les ruelles, vous avez de forte chance d'y trouver des trésors!
Notre trésor est un petit square bordé par une charmante église (l'église du Sauveur-sur-les-Sables), et de jolies demeures de style néoclassique. Un joli petit décor paisible, sachant qu'à deux pas se trouve la bruyante et horrible rue Novi Arbat!
À l'autre bout du square, au numéro 10, se trouve l'hôtel Vtorov qui est aujourd'hui la résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis. Vous remarquerez que la rotonde ornée de colonnes ioniennes nous fait tout de suite penser à une petite version de la Maison Blanche, quel joli fruit du hasard.
Au numéro 8 de la même rue, la résidence de l'ambassadeur d'Espagne est presque mitoyenne à son homologue américain. Vous ne me croirez peut être pas (moi même j'avais un doute et suis allée y regarder de plus près), mais la maison datant de 1820 est en bois. Il s'agit d'une maison typiquement russe construite après l'incendie de Moscou. Les colonnes en tout cas sonnent creux!
Dans le square, nous retrouvons une jolie statue de notre poète Alexandre Pouchkine. Nous quittons ce bel endroit pour retourner sur Arbat et son animation.
Au numéro 37, la longue maison jaune fichue d'une porte en bois en son milieu, est la plus ancienne maison de la rue ayant survécu à l'incendie de 1812.
Un peu plus loin, toujours sur Arbat, se trouve une statue scintillante de toute sa couleur dorée; il s'agit de la princesse Turandot, dont Puccini adapta l'intrigue dans son célèbre opéra du même nom.
Juste en face de la statue, se trouve "la maison centrale des acteurs", un tristounet bâtiment gris construit dans le style néo gothique. Si vous levez la tête vous apercevrez deux chevaliers en armures. Construite sous le régime soviétique, elle abritait à cette époque des appartements privatifs qui comptaient parmi les plus beaux de la ville. Ces locataires privilégiés ont cependant connus le même sort que la plupart des aparatchiks habitant dans la fameuse maison sur le quai, puisque de nombreuses arrestations y ont eu lieu.
Je termine ma petite ballade par une jolie maison en bois située au début de la rue Starokoniouchenni, au numéro 6. Impossible de la rater puisqu'elle est tout en bois et de style néo russe. Elle appartenait à une très riche famille, propriétaire de fabriques textiles situées à Yvanovo, une ville industrielle située au nord de Souzdal. Le caveau de cette famille dont j'ai oublié le nom, se situe dans l'enceinte du monastère Novodievitchi, en face de l'entrée de la cathédrale de Smolensk.
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : Moscou buissonnier
vendredi 7 novembre 2008
Le monastère Novodievitchi

Le monastère Novodievitchi (nouveau couvent des jeunes nonnes) est, comme le Kremlin, une ville dans la ville. À l'origine, il est une des parties des grandes fortifications élevées sur ordre du prince Dmitri Donskoï (XIV ème siècle). Au sud du Kremlin, ce chapelet de monastères fortifiés (monastère Danilovski, monastère Donskoï etc...) constituait l'avant-garde militaire de Moscou contre les invasions mongols. Rien ne subsiste de ces très anciens édifices. L'actuel Novodievitchi date de 1524. Il s'agit d'un des plus beaux sites de Moscou, et aujourd'hui un véritable havre de paix dans cette immense Moscou qui déborde bien au-delà de ses murailles.
Boris Godounov, assassin de l'héritier légitime du trône, Dimitri, fils d'Ivan le Terrible, s'y réfugia en 1598 en compagnie de sa soeur Irène, au lendemain de la mort du tsar Feodor I dont il était le Régent. Les boïars (nobles) de Moscou lui demandèrent d'accepter la couronne et le proclamèrent tsar. C'est ainsi que commença le terrible "Temps des Troubles" et les aventures des faux Dimitri, au cours duquel, en 1610, des combats eurent lieu à Novodievitchi contre l'envahisseur lituanien et polonais (c'est pas tout simple!). Mais la plus sinistre part d'histoire vécue entre ces murs est le châtiment de Sophie Alexeïevna après la révolte des streltsy*.

Nommée régente à la mort de son père le tsar Alexis I Romanov, Sophie soutint l'idiot Ivan V au détriment de son demi-frère cadet Pierre (futur Pierre le Grand). Mais Pierre, les yeux enfin ouverts sur la trahison des streltsy et sur celle de la régente, se vengea cruellement. Assignée à résidence à Novodievitchi, Sophie eut droit à une nuit d'horreur suivie d'un long cauchemar. Les quatre chefs de la révolte furent pendus à la hauteur de la pièce où elle était enfermée. Pierre ordonna que les corps se balancent jusqu'à la rupture des chairs pourries. Sophie ne s'en remis pas, prit le voile et mourut cloîtrée. Elle est enterrée dans la cathédrale de Smolensk, à côté de la tombe d'Eudoxie, la première femme de Pierre le Grand. Cette dernière, fille de Vieux Croyants opposés aux réformes de son mari, trahit aussi le tsar qui la poursuivit de sa haine.
photo: le grand clocher de la cathédraleLa cathédrale Notre-Dame-de-Smolensk est l'église principale du monastère. L'ensemble de la cathédrale est décoré de fresque datant du XVIème siècle. Même au Kremlin il n'en reste que des fragments, c'est dire son intérêt immense. L'iconostase splendide est en bois sculpté. Elle est dite "classique" car elle comporte cinq rangées. Les églises de Russie portent toujours le nom de l'icône la plus importante de l'iconostase (elle est toujours située dans le premier rang, à gauche de la porte Sainte), qui est dans ce cas l'icône Notre-Dame-de-Smolensk, datant du XVI ème siècle. La Russie a toujours énormément vénéré la Vierge, c'est ainsi qu'on appelle souvent la Russie "le pays de la Vierge". L'icône la plus connue est celle de la Vierge de Vladimir, vous avez certainement du en entendre parler. L'originale se trouve dans l'église de l'ancienne galerie Tretiakov de Moscou, mais de nombreuses copies ornent les édifices religieux du pays.

photo: l'iconostase de la cathédrale Notre-Dame-de-Smolensk
À l'époque il fallait débourser 1000 roubles pour pouvoir être enterré dans l'enceinte du monastère. C'était une somme énorme. Durant l'époque soviétique de nombreuses tombes ont été détruites. Seuls les gens bien vus par le régime se sont vus épargnés. Voilà pourquoi il reste encore les tombes de quelques généraux et nobles qui ont fait la guerre contre Napoléon. Quant aux nonnes, elles y ont été enterrées à partir du XVIème siècle mais seules deux tombes (les deux tombes blanches contre la cathédrale de Smolensk), ont été préservées.

photo: Le caveau de la famille Prokhorov (aucun lien avec le golden boy qui a fait parlé de lui à Courchevel), ancienne famille qui était connue dans l'industrie du textile en Russie.
photo: plan de l'iconostase (c'est l'une des rares églises dans laquelle on peut y trouver un plan de l'iconostase)
Incoutournable: Dans le monastère se trouve une exposition permanente consacrée à l'histoire des églises russes. Très riche exposition avec des fresques provenants de diverses églises de Russie...
Adresse: Novodievitchi Proïezd, 1. Métro: Sportivnaïa. Bus: 64 ou 132. Trolleybus: 5 ou 15. Ouvert de 10h à 17h. Fermé le mardi. Pour connaître les expositions du musée: www.museum.ru/M337
* streltsy est le nom de la troupe de soldats d'élite fondée par Ivan le Terrible. Leur charge était hériditaire, et ils ne tardèrent pas à se considérer comme un Etat au sein du Kremlin.
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : Moscou buissonnier
dimanche 2 novembre 2008
Les plus belles stations du métro de Moscou

photo: photo prise dans le musée de la construction du métro. La foule en liesse brandit des pancartes au lendemain de l'inauguration des premières stations "Il y a un métro"
Située en plein centre de Moscou, vous pouvez facilement y jeter un coup d'oeil si vous vous promenez du côté de la place Rouge, de la place du Manège ou de la place de la Révolution. La station est composée de 76 (le nombre de statues varie selon les sources) statues de bronze. Toutes ces statues racontent d'un bout à l'autre de la station l'histoire du socialisme et de la création d'une société nouvelle. Il faut comprendre l'histoire en partant des statues représentant les soldats tout en marchant jusqu'à l'autre bout de la station: Les soldats font la révolution, combattent l'Ancien régime, puis viennent les bâtisseurs d'une société nouvelle (statues représentants les artisans...), et les différents représentants de cette nouvelle société (gymnastes, écoliers etc...).
Cette station est la seule qui soit composée de vitraux. La diversité des couleurs rend la station chaleureuse. Six d'entre eux comprennent un écusson circulaire représentant un métier artistique.
photo: métro Novoslobodskaïa
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : Moscou buissonnier
mardi 28 octobre 2008
Ne bavarde pas!

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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : anécdotes et histoires drôles
jeudi 23 octobre 2008
La maisonnette de Pierre le Grand
Voilà tout le paradoxe de cet homme. Il est motivé par des projets grandioses et ambitieux mais en même temps il est capable d'une très grande simplicité naturelle. Il était d'ailleurs un homme aux intérêts très variés, et était très doué pour les métiers manuels (menuiserie etc...), c'est d'ailleurs lui qui a construit le petit voilier derrière la maison. Bref, cette maison fut la première habitation de la ville, construite dit-on en trois jours. Par la suite elle a été conservée à l'abri d'un bâtiment en briques rouges.
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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Libellés : Saint-Pétersbourg
samedi 18 octobre 2008
Sotheby's: la plus grande exposition avant-vente jamais tenue en Russie!
"Portrait d'un indien américain" (1976) d'Andy Warhol. Propriété d'un collectionneur privé. Estimation $1,500,000-$2,000.000
"Still Life #58, 1969-1972, de Tom Wesselmann. Estimation $3,500,000-$4,500,000
Ça tombe bien car aujourd'hui le temps couvert ne donne pas envie de passer des heures dehors. J'arrive au 10 Gogolevski Boulvar, dans une des annexes du Musée d'art moderne de Moscou. Les gens entrent et sortent, je me dis que cette exposition de trois jours attire les foules. Je présente mon passeport à l'entrée, et hop je me retrouve dans les salles d'expo. Entre vous et moi je n'y connais pas vraiment grand chose dans le marché de l'art, mais j'ai quand même de la peine à comprendre pourquoi certains tableaux contemporains se vendent à de tels prix. Certes, les connaisseurs diront que c'est de l'art abstrait, et quand partant de là il suffit d'imaginer, d'interpréter comme on l'entend etc.... Et attention évitez parfois de dire que vous n'aimez pas, car on vous dira que vous n'avez rien compris. Je pense que certains artistes se sont bien éclatés devant leur toile et qu'ils sont aujourd'hui ravis de les voir partir à des prix exorbitants (je serai aussi contente qu'eux). Je pense tout de même que nos Monet, Manet, Degas et autres doivent se retourner dans leur tombe...

"Eva Mudocci (after Munch), 1984, d'Andy Warhol. Propriété d'une collection privée européenne. Estimation: $1,500,000-$2,000,000
Que ce type d'exposition ait lieu à Moscou n'a rien d'étrange, puisque le pouvoir d'achat de certains moscovites en ferait pâlir plus d'un. La vente de toiles et d'objets de grande valeur a pris un essor particulier en Russie ces dernières années et ne cesse d'augmenter. Et puis il y a aussi les artistes russes qui vendent de plus en plus chez eux mais surtout à l'étranger. Pour vous donnez une idée, En 2005, l'art russe figurait en sixième position du classement des ventes de Sotheby's, après les impressionnistes, l'art moderne, les anciens maîtres, l'orfèvrerie et l'art chinois, contre la 26e position en 2003 et la 12e en 2004.
Toutes les photos ont été prises à l'exposition
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Tatiana Lefebvre-Tislenkoff
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