mercredi 14 février 2007

Henri Troyat


« Pour être heureux, il faut essayer de vivre chaque minute au charme que nous lui trouverons lorsqu’elle ne sera plus qu’un souvenir. » extrait "d’Un si long chemin "

Henri Troyat, Lev Aslanovitch Tarassov de son vrai nom, est romancier et biographe. Il naquit à Moscou le 1 novembre 1911. Au moment de la révolution, son père, qui occupait une situation en vue dans le commerce, fut obligé de s’enfuir, et toute la famille entreprit un long exode qui le mena, tout enfant, de Moscou au Caucase, du Caucase en Crimée, puis, par la Mer Noire, à Constantinople, à Venise et enfin à Paris où il arriva en 1920 , alors âgé de 9 ans.

Elevé par une gouvernante suisse, Henri Troyat, dès son plus jeune âge, parlait indifféremment le français et le russe. Il fit toutes ses études en France au Lycée Pasteur. Licencié en droit, il devint rédacteur à la préfecture de la Seine. Il prend le nom d’Henri Troyat en se consacrant à l’écriture. Son premier roman « Faux jour », qu’il signe en 1935 obtient le prix du Roman populiste. En 1938, le Prix Max Barthou, décerné par l’Académie française, couronne l’ensemble de son œuvre ; et son nouveau roman « L’Araignée », reçoit le Prix Goncourt.

Mais déjà, Henri Troyat songeait à une œuvre plus importante. A peine démobilisé, après la guerre de 1940, il se consacre entièrement à l’écriture et rédige une vaste épopée, inspirée par les souvenirs de ses parents et de ses proches sur la Russie : Tant que la guerre durera, Le sac et la cendre, Etrangers sur la terre. Ces trois gros volumes, auxquels l’auteur travaille près de dix ans, racontent l’histoire d’une famille russe, prise au début du siècle et suivie pas à pas, dans ses espoirs et dans ses déceptions, à travers la guerre de 1914, la Révolution et l’exil.
En 1960, Henri Troyat entreprend à nouveau une grande entreprise romanesque inspirée par son pays d’origine : La Lumière des Justes, en cinq volumes. A partir de 1965, il analyse dans une autre suite romanesque française en trios volumes Les Eygletières, La faim des Lionceaux, La Malandre la saga d’une famille bourgeoise.

Il a également publié des romans, des pièces de théâtres ; et aussi des études biographiques sur les grandes figures de la littérature russes Pouchkine, Dostoïevsky, Lermontov, Tolstoï.

Henri Troyat est élu à l’Académie française en 1959, au fauteuil de Claude Farrère.
Auteur prolifique (plus de cent livres), il n’a de cesse de nous instruire et de nous faire rêver. Henri Troyat est Grand-Croix de la Légion d’honneur, Commandeur de l’ordre national du Mérite, Commandeurs des Arts et des Lettres.

Dernier coup de cœur: "La Baronne et le Musicien" aux éditions Grasset, 2004.

La baronne von Meck est tombée amoureuse de Tchaïkovski à travers sa musique. Cet amour artistique a quelque chose d’irréel que ses sentiments ne veulent pas casser : par amour elle va lui proposer de lui verser une rente mensuelle, mais par amour aussi, elle décide d’une condition hors du commun, ils ne se verront jamais mais ils échangeront une correspondance étonnante…

Aucun commentaire: