vendredi 31 août 2007

La datcha russe





Chaque vendredi des milliers de moscovites quittent la capitale en direction de leur datcha, des bouchons se forment tout au long des artères principales de la ville - non pas qu'il n'y en ait pas durant la semaine - comme si les rats quittaient soudainement le navire. D'où vient cette habitude si typique des russes?



Voilà bientôt un an que nous habitons Moscou et pour la première fois nous avons tenté l'expérience: accepter l'invitation d'un couple d'amis et passer un week end dans une datcha. Et bien, expérience faite je suis la première aujourd'hui à m'incliner devant ce rituel. Vous êtes emportés loin de tout et vivez presque comme Robinson Crusoé, loin de l'agitation, du stress, en deux mots: loin de l'agitation moscovite. Vous arrivez dans une campagne où les gens vous sourient, et vous êtes touchés par cette gentillesse et hospitalité russe que vous avez du mal à percevoir dans la capitale.
L'histoire de la datcha russe


Source: "La datcha russe" de Sacha Tchourakova http://www.russievirtuelle.com/


La datcha russe va bientôt fêter ses 300 ans. Certains pensaient qu'avec la nouvelle possibilité de passer ses vacances à l'étranger, l'attrait de la vie dans une datcha diminuerait pour les russes. Il n'en est rien. Jamais en Russie on n'a construit autant de datchas qu'aujourd'hui, et ce sont les mêmes qui ont la possibilité de voyager qui les construisent. La datcha est par conséquant une part intégrale de la culture russe.



Dans la langue russe, le mot datcha dans le sens actuel est apparu depuis peu. Avant le XVIII siècle, il s'agissait d'un lopin de terre donné à quelqu'un en pleine propriété, le nom vient du mot "dat" - "donner". Ensuite ce mot a pris un autre sens: "maison de campagne". Vers la fin du XIX siècle, c'est le deuzième sens qui prime: la plupart des nobles possédaient des domaines éloignés, source principale de leurs revenus. En ville, ils avaient des maisons ou des appartements et se rendaient de temps en temps à la campagne pour leurs affaires ou pour se reposer. À la retraite, ils allaient s'installer à la campagne, D'autres, propriétaires agricoles, vivaient en permanence à la campagne et venaient rarement en ville.









Ensuite vint l'année 1861 où le servage fut abolit. Privés du travail gratuit des ppaysans, plusieurs propriétaires agricoles déménagèrent en ville. Mais l'urbanisation et l'industrialisation passèrent par là et la vie dans les grandes villes devenait insupportable en été. Tout ceux qui en avaient la possibilité envoyaient leurs familles dans la nature et tâchaient d'y aller eux-mêmes le week-end et les jours fériés.




À la fin du XIX siècle ce mot est tellement entré dans les moeurs qu'on appelait datcha aussi bien une petite maison à la campagne que des grandes maisons en pierre, presuqe des palais, de la haute noblesse. Mais avant tout une datcha c'est une habitation d'été (très rarement l'hiver) située dans une banlieue proche. Le plus souvent en bois et dépourvue de commodités.




La guerre mondiale, suivie par la révolution d'octobre changèrent la donne. Des propriétaires de datchas furent tués ou partirent en exil. La terre où se trouvait les datchas fut nationalisée. Mias l'habitude de partie en été à la campagne était profondément ancrée. Les gens continuaient à louer les datchas en 1919-1920, payant en objets utilitaires pour oublier le cauchemar ambiant, et manger à volonté des pommes de terre et du chou, boire du lait frais.




Avec l'introduction de la NEP (politique économique nouvelle), la construction de datchas connut une résurrection mais aussi un véritable essor.. Les villages de vacances se sont remplis de datchas des membres du gouvernement, généraux, amiraux, héros, écrivains, compositeurs...





À la fin des années 40, Staline, a fait un cadeau royal aux membres de l'Académie des Sciences: un hectare de erre et une maison à un étage à chacun, construites selon un projet allemand. Chauffage central,eau courante, garage et une maisonnette pour les domestiques. Les académiciens ont reçu la datcha à vie avec le droit de les transmettre aux héritiers. Mais tout le monde n'a pas eu la même chance. Les ministres, leurs adjoints et d'autres pointures de la nomenklatura vivaient dans des datchas appartenant à l'Etat, et ce privilège était temporaire: tant que tu occupes ta fonction, tu vis dans le confort avec ta famille. Tu fais une erreur cède ta place au successeur. C'était un système très efficace: les gens essayaient de toutes leurs forces d'agir de façon à ne pas être chassés de la datcha, c'est-à-dire de la vie.


Après la guerre de 40, l'idée des datchas a pénétré toutes les couches de la population, bien que les lopins de terre manquaient. Le système d'attribution devint encore plus compliqué: certains obtenaient une grande maison dans un lieu pittoresque pas loin de la ville, d'autres avaient droit à 400-600 m2 sur des marais éloignés. Le statut des villages était différent: par exemple, les membres d'une coopérative horticole étaient obligés de planter les arbres fruitiers et légumes, dont le nombre était défini par le règlement, mais ils n'avaient pas le droit de construire un poêle dans la maison - interdiction d'y vivre l'année. Malgré tout les gens attendaient des années leur lopin de terre, intriguaient pour l'obtenir, et ensuite profitaient de la vie, malgré les moustiques féroces et l'absence de commodités.






Les datchas étaient attribuées aux employés gratuitement, à condition qu'ils aient travaillé dans l'entreprise 25 ans minimum. Les meilleurs terrains allaient aux dirigeants, la terre basse et marécageuse aux autres. Et là, les gens faisaient preuve d'héroïsme: ils apportaient de très loin le sable, le gravier et la terre afin de transformer le terrain boueux en terre fertile.

La datcha était pour les russes un îlot de propriété privée, abolie par la révolution. Les maisonettes se construisaient avec des matériaux de fortune, souvent ramassés à la décharge. Chacun essayait de faire des économies et faisait preuve d'imagination dans la mesure du possible. Vu du haut, un village ressemblait au costume gigarré d'Arlequin. Les couleurs n'étaient pas réglementées, et chacun faisait à sa façon. Certains bricoleurs chevronnés décoraient leur maison en sculptant le bois.






À l'époque soviétique , il était prestigieux d'avoir une datcha et un garçon ou une fille à marier étaient considérés comme un bon parti. La datcha, tout comme la voiture était symbole de prospérité.




Plusieurs choses ont changé depuis. Beaucoup possèdent une datcha, le prestige a baissé: l'aggravation brutale des inégalités sociales a changé le rapport à la datcha. Pour les retraités, elle est maintenant une source supplémentaire de revenus, et pour les jeunes un lieu de loisirs.



Les nouveaux russes viennent à leurs datchas en jeep et en mercedes. Ils ne cultivent pas les légumes mais jouissent de la pelouse, des blançoires et des piscines. On vient à la datcha pour manger des chachlicks (brochettes de viande marinée), faire la fête, se reposer du bruit de la ville. Les retraités viennent en bus, trimbalant sur leur dos des outils et de la nourriture pour le week-end.



Le dimanche soir, les uns rentrent en voiture, coincés dans d'interminables bouchons, les autres vont à l'arrêt de bus en portant un bouquet de fleurs, en poussant une brouette de légumes, font du stop et, s'ils ont de la chance, monteront dans un bus bondé qui les emmènera vers un train de banlieue tout aussi bondé.





Beaucoup de ceux qui ont rêvé d'avoir leur propre datcha préféreraient aujourd'hui des vacances en Turquie ou en Espagne, mais la datcha reste un lieu familier, une fenêtre sur l'enfance.

dimanche 26 août 2007

Kiev, capitale de l'Ukraine



Arrivée à la gare de Kiev sous un soleil de plomb, après un voyage de nuit de 11 heures depuis Moscou (heureusement il y a la climatisation dans les petits wagons-couchettes). Le train ne s'arrête que deux fois, une fois à la douane russe et une fois en territoire ukrainien pour le contrôle des papiers, une éventuelle fouille des bagages qui est aléatoire et se fait à la tête du client. Ne soyez pas surpris si vous voyez des hommes armés en treillis accompagnés de petits chiens genre cockers qui se faufilent partout, il s'agit de la brigade anti-drogue! et on ne plaisante pas!



Wagons couchettes à deux, trois, quatre voir 40 lits pour les plus téméraires! Dans les wagons luxes, oreillers, draps et journaux sont à votre disposition.



Évidemment beaucoup moins impressionnant que le métro de Moscou, le métro de Kiev est tout aussi profond, propre et il se compose de 3 lignes. Dans chaque wagon, des écrans de télévision passent les actualités et annoncent les arrêts.


Expérience inoubliable dans notre appartement "à la russe", loué pour l'occasion à notre arrivée en gare de Kiev. Prix imbattable de $50 pour deux personnes pour un 3 pièces, à deux arrêts de métro du centre ville. Pratiquement pas rénové depuis des lustres, nous avions tout de même tout le confort moderne. Sur la photo notre charmante chambrette qui ne nous a pas quittée durant 4 jours. Remarquez le subtil mélange de couleurs qui en ferait pâlir plus d'un!



Notre cuisine toute équipée du strict minimum.



Tramway de Kiev. Au hasard des rues nous avons pris un tramway sans savoir où nous allions. Pour la petite histoire celui-ci est tombé en panne après quelques arrêts! Les voyageurs n'avaient pas l'air surpris et nous sommes tous descendus pour attendre le suivant.





Les babouchkas qui survivent en vendant - pour les plus chanceuses - des fleurs, fruits et légumes qu'elles peuvent cultiver dans leur datcha, pour celles qui ont encore la chance d'avoir un petit lopin de terre.







Contraste dans la nouvelle ère post-soviétique!


Moscou regorgent de Bentley, qui sont considérées pour les nouveaux russes comme le must. Kiev ne déroge pas à la règle même si les contrastes entre richesse et pauvreté sont plus frappants à Moscou.







La pente Saint André, charmante ruelle débouchant sur le quartier de Podil près du Dniepr. Tout au long de la ruelle s'agglutinent des dizaines de stands où vous trouverez, comme sur tous les marchés de Russie: matriochkas, vieux uniformes soviétiques, tissus et objets de toutes sortes qui n'ont parfois aucun lien avec l'Ukraine. Ce petit quartier fait un peu penser à Montmartre, avec ses artistes, cafés et boutiques de souvenirs.



L'église Saint-André date du XVIII siècle et fut érigée sur l'ordre d'Elisabeth, fille de Pierre le Grand, après sa visite à Kiev en 1744.
De style baroque, son architecture fut pensée par Rastrelli, celui-là même qui édifia de nombreux bâtiments et palais à Saint-Petersbourg. Elle se compose d'un dôme unique, entouré de cinq coupoles inférieures. Elle orne le sommet d'une colline et surplombe le quartier de Podil. L'église fait aujourd'hui office d'église-musée.



La place de L'Europe avec le drapeau ukrainien sur la gauche.



la Cathédrale Saint-Michel, du nom du protecteur de Kiev, a été achevée dans sa reconstruction fin 1999, sur le modèle du bâtiment des XIIème et XIIIème siècles détruit en 1934. Les anciennes fresques et mosaïques, conservées notamment au Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, ont été en partie restituées. Sur la place Saint-Michel, un ensemble architectural représente Sainte-Olga, première grande-duchesse baptisée de la Rous kiévienne, les moines Cyril et Méthode, inventeurs de l'alphabet cyrillique, et Saint-André qui avait prédit le futur développement de Kiev.



Le restaurant "le bouquiniste" dans le quartier des ambassades.




Jolie perspective dans le quartier de Podil, non loin du funiculaire qui relie Podil à la partie haute de Kiev. Très jolies façades colorées et rénovées dans un quartier où les maisons ne sont pas très hautes.



En se promenant dans les contrebas du jardin botanique, le long du Dniepr.



Bel exemple du réalisme soviétique dans le musée de la Grande guerre patriotique (seconde Guerre Mondiale), situé au pied du monument à la défense de la mère patrie, surnommée la "Demoiselle d'acier".


La "Demoiselle d'acier", le sévère et non moins impressionnant monument à la défense de la mère patrie.



À l'intérieur du monastère de Petchersk (la Laure). Il faut compter une journée pour visiter l'ensemble ainsi que les catacombes (claustrophobes s'abstenir). La visites des catacombes est gratuites, il faut juste acheter une bougie à l'entrée. Vous circulerez en fil indienne dans un dédale souterrain, parmi les reliques de plus de 300 saints. Les caves sont pour la plupart d'anciennes cavernes creusées par la population préhistorique des bords du Dniepr dans les gisements de grès et utilisées plus tard par les moines du XI et du XII siècles.



Marchands de miel à l'intérieur du monastère de Petchersk (la Laure). Non loin d'une des entrées menant aux catacombes.



Gros plan de la serviette du restaurant "URSS", comprendre en russe "CCCP".



L'entrée du restaurant "URSS" où nous nous sommes arrêtés pour une longue pause déjeuner autour de "zakouskis" de toutes sortes. Le restaurant vaut le détour, plats traditionnels ukrainiens dont le fameux "salo" (tranches de lard sur du pain de seigle accompagné d'ail), diverses photos des membres du parti, des pionniers et des personnages qui ont fait la renommée de la période soviétique.



Fresques de l'église de la Trinité dans le monastère de Petchersk (la Laure).



L'Université d'Etat Tarass Tchevtchenko fondée en 1834. Superbe couleur rouge qui la rend unique en son genre.



Le monastère de Petchersk (la Laure) date du XIème siècle. Il est le plus ancien monastère de Russie, célèbre pour ses catacombes ou cryptes. A l'origine simple ermitage, il est devenu l'un des grands centres spirituels et intellectuels du monde orthodoxe, célèbre pour ses pèlerinages jusqu'en 1917. Il comprend un vaste ensemble d'églises dont certaines, souterraines, abritent les momies de moines vénérés, et de bâtiments monastiques. Pièce maîtresse de cet ensemble, la Cathédrale de l'Assomption dont la restauration a été achevée début 2001, les travaux intérieurs se poursuivant afin de restituer des fresques de grande valeur.


L'entrée principale de la Laure est la Porte ouest, surmontée par l'Eglise de la Trinité (1108), dont les façades est et ouest sont décorées de fresques et d'une riche ornementation baroque. Le monastère abrite aujourd'hui de nombreux musées, notamment celui des "Trésors historiques d'Ukraine" (or des Scythes, art sacré) et le musée des Arts et Traditions populaires.



Bulbes en réparation ou hors d'usage...



Promenade à l'intérieur de la Laure, en continuant tout droit vous arrivez à l'église de la Trinité. Ce jour-là il faisait 38 degrés!




Citerne de Kvas avec la mention "kvas ukrainien" parce qu'on se trouve évidemment en Ukraine. Vous en trouvez des similaires dans toute la Russie.
Le Kvas est fabriqué en faisant fermenter du pain de seigle dans de l’eau ; il est distribué dans la rue, sous cette forme mais également dans les commerces en bouteilles. C’est une boisson proche de la bière mais très légèrement alcoolisée.



En été, la pastèque produite dans le sud de la Russie se vend par camion entier dans les rues.


Vue sur l'église Saint-Michel depuis le clocher de la cathédrale Sainte-Sophie.



Vue depuis le clocher de la cathédrale Sainte-Sophie. Belle place bordée de très beaux bâtiments entièrement refaits. C'est sur cette place, qu'en 1648, que les régiments de cosaques seront accueillis par la population en liesse après leur victoire sur les polonais.



La cathédrale Sainte-Sophie, aux splendides dômes dorés et verts, trône majestueuse, sur la grande place. Edifiée en 1031 par Yaroslav pour fêter sa victoire contre les Petchénègues. Conçue pour rivaliser avec l'église Sainte-Sophie de Constantinople, la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev symbolise la « nouvelle Constantinople ».



Petit lexique ukrainien. L'Encyclopaedia Britannica de 1911 définissait l'ukrainien comme un dialecte "petit russe" de la langue russe. En russe, ce mot qui veut dire "souterrain" s'écrit avec un "O" à la place du "I".



L'Arche de l'arc-en-ciel de Kiev, appelé aussi l'Arche de l'Amitié se situe le long du Dniepr. C'est une arche énorme, en forme d'arc-en-ciel, faite en acier. Elle a été érigée en 1954 pour célébrer le 33 ème anniversaire du traité de Pereïaslav (1654) qui symbolise l'amitié entre le peuple ukrainien et le peuple russe.



Les mariages à la mode d'aujourd'hui. Location de limousines etc, ultra kitch un peu à l'américaine.



Très belle façade dans un quartier résidentiel de Kiev.



La place de l'Indépendance a été réaménagée pour les célébrations du 10 ème anniversaire de l'indépendance. La place, au-dessous de laquelle s'étendent des kilomètres de galeries marchandes, accueille un ensemble un peu décousu de monuments que domine l'immense "Gloire à l'Ukraine". Le secteur est très vivant à toute heure.



Le fameux monument érigé à la gloire de l'Ukraine.



jeudi 23 août 2007

Les hôtels à Moscou


Swissôtel Krasnye Holmy (5 étoiles) - métro Paveletskaya

Avantages: lounge bar se situant au 34 ème étage, magnifique vue panoramique sur Moscou, chambres à la décoration moderne.


Inconvénient: Assez loin du centre historique si vous ne venez que pour quelques jours. Sur le site officiel est mentionné 15 min à pied du Kremlin mais ce n'est pas le cas, il faut tout de même compter 30 minutes.


Il a une jolie vue sur les bords de la rivière de Moscou, surplombant les nombreuses attractions telles que le Kremlin. L'hôtel comprend un centre d'affaires avec une salle de conférence entièrement équipée, parking, restaurant, bar, centre de fitness, spa, piscine. Cet hôtel est un établissement attrayant pour la clientèle d'affaires comme de tourisme.




Ararat Park Hyatt (5 étoiles) - métro Teatralnaya

Avantages: situé au coeur de Moscou à 5 min de la place Rouge. Depuis la terrasse, belle vue sur le Kremlin et le théatre Bolchoï. Situé dans un beau quartier de Moscou où il est bon flâner. Chambres modernes et bien décorées.


Il est parmi les hôtels les mieux situés si vous venez à Moscou pour la première fois. Vous êtes ici dans le coeur historique de Moscou. Il est également un bon compromis pour les businessmen qui souhaitent combiner travail et tourisme.


Il se compose de 219 grandes chambres dont 16 suites, chaque chambre est dotée d’une salle de bain avec une douche, d’un sèche cheveux et de miroirs anti-condensation, d’un minibar, de lignes téléphoniques, d’un coffre fort individuel, d’une TV Satellite, climatisation. Prestations de l’hôtel: Restaurants et Bars, Parking, Baby Sitting (réservation à faire au préalable), blanchisserie, un centre d’affaires entièrement aménagé, salles de conférence.



Baltchug Kempinski (5 étoiles) - métro Ploshad Revolyutsy


Avantages: ancien hôtel de Moscou, belle architecture. Vue dégagée sur la place Rouge et le Kremlin. 5 min à pied de la place Rouge. Le "GQ", un des derniers nés des restaurants Novikov se trouve à deux pas. Proche également du très sympathique quartier de Zamoskvorietchie, ambience plutôt bohème, bien différente des quartiers de la rive nord, où il vaut vraiment la peine de se promener. Pour les amateurs de Vodka, le Baltschug bar vient d'introduire un nouveau "vodka menu" où vous aurez la possibilité de goûter 60 variétés de vodka, des plus connues au moins connues.


Reconnaissable à sa façade jaune pâle caractéristique, l'hôtel Baltchug est situé pratiquement en face du Kremlin sur la rive sud de la Moskva. L'histoire de l'hôtel est indissociable de l'histoire de Moscou. Construit en 1898, les chambres de l'hôtel se sont transformées en dortoirs à l'époque soviétique. Il a refait peau neuve et repris son statut d'hôtel de luxe en 1992.

232 chambres équipées dont 30 suites. Dans chaque chambre, il y a une salle de bain avec une douche, un sèche cheveux, une TV satellite, un téléphone avec répondeur, une radio, un accès internet, un minibar, un presse pantalon, la climatisation, un peignoir de bain et des pantoufles. Prestations de l’hôtel: Restaurants et Bars, magasins, salle de sports, Babysitting, Parking, blanchisserie, salles de conférence




L'hôtel Métropole (5 étoiles) - métro Ploshad Revolyutsy


Avantages: Avec l'hôtel Baltchug, l'hôtel National il est un des hauts lieux de l'hôtellerie moscovite. Très intéressant tout d'abord d'un point de vue architectural mais également historique puisque de nombreuses personnalités soviétiques et post-soviétiques y ont résidés. Il est situé en plein coeur de Moscou, dans le centre historique, au-delà de la rue vous arrivez sur la place Rouge. Il est entouré de la Douma, du théatre Bolchoï, FSB (anciennement le KGB), la place Rouge, le Kremlin et la place du Manège. Ne manquez pas de voir la superbe verrière dans la grande salle à manger.

Inconvénient: Sa situation privilégiée le rend pour le coup bruyant. Préférez une chambre du côté de la mraille de Kitaï Gorod. La vue ne sera pas la même mais elles sont plus au calme.

Construit en 1903 puis complètement rénové dans les années 90, il est le seul hôtel de Moscou à avoir une architecture de style Art Nouveau.


Il se compose de 369 chambres luxueuses de style traditionnel avec tout le confort moderne. Prestations de l’hôtel: 3 restaurants spéciaux, Bar Cocktail , service de chambre 24 heures sur 24, blanchisserie, magasins, Salle de gymnastique avec sauna, piscine, salon de beauté, animations pour enfants. Boîte de nuit et boutiques.



Hôtel National (5 étoiles) - métro Teatralnaya


Avantages: Un des hauts lieux de l'hôtellerie moscovite. Lénine y séjourna dans la chambre 107. Situé dans le coeur historique de Moscou. Vue dégagée sur les murailles du Kremlin, le musée d'histoire de Moscou, le jardin Alexandre, la place du Manège. 3 min à pied du Bolchoï, 2 min de la Douma.

Inconvénient: Il est victime de son emplacement très central. Situé au croisement de la rue Tverskaya et de la rue Mokhovaya, il faut aimer le va et vient incessant de voitures et l'effervescence du coin. Mais, vous n'avez qu'à traverser par le souterrain et vous êtes sur la place Rouge!



Il se compose de 221 chambres confortables et traditionnelles dont 37 suites. Prestations de l’hôtel : Restaurant “Moskowskij”, Bar “Alexandrowskij”, salles de banquet, salles de conférence, centre de fitness, parking. Il appartient à la chaîne des "Leading Hotel of the World".



Hôtel Ritz-Carlton (5 étoiles) - métro Teatralnaya

Avantages: Sa construction date de 2007. Superbe depuis les étages supérieurs sur la place Rouge, le musée d'histoire de Moscou. Belle terrasse au dernier étage. Situé dans le coeur historique de Moscou, en face du Kremlin, du jardin Alexandre et de la Place du Manège. Il donne également sur la rue Tverskaya qui est une grande artère de la ville, bordée de boutiques et de restaurants. Le fameux restaurant Pouchkine se trouve à 10 min à pied de l'hôtel.

Inconvénient: Situé sur la rue Tverskaya, qui est une rue très animée de jour comme de nuit.

Tout nouveau tout neuf, le Ritz-Carlton de Moscou a ouvert ses portes en mars 2007. Sans conteste le plus luxueux des hôtels moscovites (pour l'instant!) et rien n'a été laissé au hasard: lecteur CD/DVD, télécommande manuelle pour l'éclairage et les rideaux...

Il se compose de 334 chambres et suites avec le maximum de confort et d'un spa. Très belle terrasse sur les toits avec vue imprenable sur le Kremlin.



Grand Hôtel Marriott (5 étoiles) - métro Tverskaya
Avantages: situé à 10-15 min à pied du Kremlin et de la place Rouge. Il donne sur la rue Tverskaya, une des grandes rues de Moscou dont l'histoire remonte presque à la nuit des temps. Très proche de la station de métro Mayakovskaïa.

Inconvénient: Situé sur la rue Tverskaya, vous risquez d'avoir une chambre un peu bruyante si vous donnez côté rue (même avec les doubles vitrages). Son titre de gloire? Bill Clinton y a séjourné donc très fréquenté par les américains!
De l'extérieur, l'hôtel Grand Marriott ressemble à un chef d'oeuvre luxueux dans le style art nouveau. Il a été construit en 1997. avec tous les agréments et le confort moderne et luxueux que vous compteriez trouver dans un hôtel Marriott de cinq étoiles. Avec des équipements dernier cri pour les salles de conférence et de réunion et les 390 chambres, l'hôtel Marriott Grand vous invite à associer la relaxation aux affaires. L'hôtel possède également: restaurant, bar, parking, blanchisserie, nettoyage à sec, piscine.


L'hôtel Marriott Royal Aurora (5 étoiles) - métro Kuznetsky Most, Teatralnaya

Avantages: Situé dans un quartier charmant et à deux pas d'une très belle ruelle piétonne (il y en a peu à Moscou). Donnant sur la rue Petrovka, vous aurez de quoi découvrir juste dans une rue, à siter: le MMOMA (musée d'art moderne de Moscou), le monastère Saint-Pierre-d'en-Haut, la demeure du marchand Goubine, la Caisse nationale d'épargne... Il est également l'un des rares bâtiments de style Art nouveau de Moscou.

Inconvénient: à 15 min à pied de la station de métro Pushkinskaïa ou Teatralnaïa.
L'hôtel se trouve dans le centre historique de la capitale, dans l'un des quartiers d'affaires et culturels les plus connus de la ville. Cet Hôtel est à 10 minutes à pied du Kremlin, de la Douma et du Conseil de Fédération de Russie, de la Place Rouge, des théâtres Bolchoï, Maly, et Stanislavsky. L'Hôtel Marriott Royal Aurora comprend un centre d'affaires avec 6 salles de conférence entièrement équipée; parking, restaurants, bar.




Hôtel Marco Polo (4 étoiles) - métro Tverskaya

Avantages: situé dans une rue très calme et à deux pas de l'étand des patriarches, l'un des deux étangs au centre de Moscou, qui servit de point de départ au roman de Boulgakov "Le maître et Marguerite". Quartier à la fois vivant et calme de par la dimension plus petite de ses rues.

Inconvénients: La station de métro la plus proche est à 10-15 min à pied. Toujours dans le centre de Moscou vous êtes à 30 min à pied du Kremlin. pas de restaurant dans l'hôtel mais il y en a plusieurs dans le quartier où les prix sont tout à fait corrects.
Situé dans un bâtiment de caractère à la façade rouge en "style russe", cet établissement soigné, à l'ambiance conviviale, propose 71 chambres spacieuses, confortables dans un style traditionnel. Prestations de l'hôtel: sauna, salle de sport, lobby, service d'étage 24h/24h.


Hôtel Courtyard Marriott (3 étoiles) - métro Biblioteka Lenina

Avantages: situé dans un charmant quartier à 10 min à pied du Kremlin où vous verrez de belles petites églises, le conservatoire Tchaikovski et de nombreux petits théatres. À 10minutes à pied du Kremlin, du jardin Alexandre et de la place du Manège. À 10 min à pied de la station de métro Biblioteka Imeny Lenina.

Ce charmant hôtel sur deux étages comprend 218 chambres avec tout le confort moderne. Parking, salle de musculation, salles de conférence, internet, deux restaurants.

http://www.marriott.de/hotels/travel/mowcy-courtyard-moscow-city-center/


L'hôtel Ukraine (2 étoiles) - métro Kievskaya


Avantages: Idéal si vous voulez opérer un retour à une époque ou l'Union soviétique était au fait de sa puissance. Il est situé dans un des 7 gratte-ciel stalinien construit après la seconde guerre mondiale. Situé sur la rive ouest de la Moskva. La vue sur la ville au delà du 10ème étage est imprenable.

Inconvénient: à éviter si vous aspirez à une intimité relative car il y a tout de même 1o00 chambres! éloigné de la station de métro la plus proche. Il est situé en dehors du centre historique.

Toutes les chambres sont simples mais propres, avec salle de bains (douche ou baignoire). Téléphone et télévision. Navette gratuite pour le centre-ville. Il est situé en face de la "Maison blanche", siège du parlement russe.




L'hôtel Nikitskaïa (4 étoiles) métro Arbatskaïa ou Alexandrovski sad

Je suis juste rentrée dans le hall principal et je n'ai donc pas vu les chambres ou le restaurant. Une chose est certaine il est neuf, assez petit dans un style je dirais mignonet et les prix sont plutôt abordables quand on connait les prix moscovites. Idéal donc pour y loger de la famille en visite ou des amis. Le site internet est en russe et en anglais mais la version anglaise est légère.

Avantages: proche du centre, neuf, prix abordables, quartier calme et plein de charme

Inconvénients: à 10 minutes des stations de métro

http://www.assambleya-hotels.ru/


to be continued...





vendredi 10 août 2007

Le monastère de Novodievitchi


S'il n'y avait qu'un monastère à visiter à Moscou se serait celui-là! Situé à côté du cimetière du même nom, il faut bien compter 4 heures pour visiter les deux. Magnifique à visiter l'été pour des raisons pratiques, mais il vaut la peine d'y passer en hiver lorsque la neige recouvre l'ensemble d'un beau tapis blanc. Le monastère semble alors tout droit sorti d'un conte pour enfants, et l'espace d'un instant vous avez l'impression d'être en pleine campagne.






Il s'agit d'un monastère fortifié, fondé en 1524 par Vassili III, grand prince de Moscou. Seule la cathédrale de la Vierge-de-Smolensk située au centre date de cette époque. Elle est reconnaissable par son bulbe doré entouré de bulbes gris et verts.


De par sa position stratégique, évidemment fortifié, il devint le couvent des femmes de la noblesse, et compta parmi ses pensionnaires célèbres la tsarine Irène Godounov et Sophie, la soeur aînée de Pierre le Grand, ainsi que sa première femme.



Boris Godounov y résida lorsqu'il apprit qu'il fut proclamé tsar. Durant la période des Troubles, en 1612, le couvent fut pris d'assault et en partie brûlé par les Polonais. En 1812, Napoléon faillit faire de même, mais les religieuses réussirent à éteindre les mèches. À l'époque 36 villages dépendaient du couvent, dont 15 000 serfs.


Après la Révolution il fut transformé en musée. Il a aujourd'hui reprit sa fonction d'origine et plusieurs religieuses y habitent.

Les remparts (ci-dessus) datent des années 1680. Ils ont une fonction à la fois esthétique et défensive. C'est sans nul doute leur côté ajouré qui donne à l'ensemble une dimension si romantique.


Le clocher (ci-dessus) date de 1690. Cette tour octogonale à 6 étages et de 72m de haut est un exemple de l'architecture baroque. Ce fut l'un des plus hauts clochers de la ville. Chose assez rare, il y a deux églises superposées.



Vous pourrez également voir le palais d'Irène Godounov, le palais de Marie, l'Eglise-porche de l'Intercession de la Vierge, le couvent, l'Eglise-porche de la Transfiguration et dans les jardins n'hésitez pas à vous arrêtez près des tombeaux et pierres tombales, généralement des professeurs et certains héros des combats de 1812 contre les troupes napoléoniennes. Notamment le général Orlov, qui obtint la reddition de Paris en 1814.




À mentionner également une jolie petite chapelle (ci-dessous) se situant juste avant la Cathédrale de la Vierge de Smolensk en venant de l'entrée.






Adresse: Novodievitchi prospekt, 1. Métro: Sportivnaya (ligne rouge). Tél: 245 3168. Ouvert de 10h à 17h. Fermé le mardi. Le billet d'entrée est d'env. 150 roubles et vous permet de visiter les églises. Je vous conseille d'abord de vous ballader dans le monastère et vous verrez quelles sont les églises ouvertes aux visites. Le monastère est en rénovation et parfois certaines églises sont fermées. Il s'agit d'une information qui est rarement donnée spontanément aux caisses.

lundi 6 août 2007

Le monastère d'Istra ou la nouvelle Jérusalem



La région autour de Moscou est riche en histoire et en monuments à visiter. Souvent on vous dira qu'il n'y a rien à voir dans un rayon proche autour de la ville. Ceci est faux, il vous faut un peu plus d'organisation et le déplacement en voiture n'est pas un luxe car même si les accès en train sont faciles ceux-ci ne vous mèneront pas aux portes des trésors. Dans le cas d'Istra, l'idéal est d'y aller en voiture car la route n'est pas difficile est simple à trouver si vous avez une carte routière. La visite du monastère d'Istra se fait en 1 jour mais mieux vaut un départ le matin car la densité du trafic peut être variable. Préférez un aller-retour le dimanche.







La ville d'Istra se trouve à l'Ouest de Moscou. Pour y accéder le trajet est plutôt simple, il s'agit de prendre la direction de Krasnogorsk, puis Dedovsk et enfin Istra. Si le traffic est fluide vous en avez pour 45 minutes. Vous traverserez de belles étendues de forêts denses, qui, il n'y a pas si longtemps arrivaient jusqu'aux portes de Moscou, lorsque celle-ci n'avait pas la taille qu'elle a depuis les années 1925. Le monastère se trouve à 2 km de la ville d'Istra. Il vous suffit de la traverser par la route principale et vous apercevrez les bulbes dorés en face de vous.






Istra fut fondée autour du monastère de Novoierousalimski (nouvelle Jérusalem). Malheureusement au cours de la Seconde Guerre mondiale celui-ci fut pratiquement entièrement détruit par les allemands. Vous verrez d'ailleurs dans quel état se trouve le monastère aujourd'hui. Malgré de surprenantes rénovations en 1950, celui-ci ne fera peau neuve, je pense, que dans plusieurs années. Cependant, il est facile d'imaginer ce qu'a pu être la beauté de ce lieu, Faufiler-vous dans les dédales de la cathédrale et regardez tout autour de vous sans oublier de lever les yeux. Je fus moi-même surprise par la présence d'ornements architecturaux (colonnes de style ionique, voûtes...) qui n'existaient pas en Russie et pour cause. Ce monastère fut fondé en 1656 par le patriarche Nikon qui, en décidant de réformer l'église orthodoxe, provoquant ainsi un shisme avec les vieux croyants, décida d'y créer la Jérusalem russe afin de souligner l'importance de l'église orthodoxe en tant que troisième Rome.





La cathédrale est donc une copie du Saint-Sépulcre de Jérusalem dont il reprend les plans, y compris l'emplacement des 29 chapelles, dont celle de Saint-Jean-Baptiste, où le patriarche Nikon fut inhumé. Cette chapelle se trouve au premier niveau sous l'énorme rotonde en bois. Le musée qui se trouve dans l'enceinte du monastère, en soi moyennement intéressant, vous aide tout de même à vous représenter la cathédrale telle qu'elle était à l'origine mais surtout juste avant la guerre. Vous y trouverez également de nombreuses photos et plans de la même cathédrale à Jérusalem.





Le musée qui se trouve dans l'enceinte du monastère, en soi moyennement intéressant, vous aide tout de même à vous représenter la cathédrale telle qu'elle était avant la guerre. Vous y trouverez également de nombreuses photos et plans de la même cathédrale à Jérusalem.






La colline sur laquelle fut construite le monastère fut appelé Sion, la rivière Istra, quant à elle, rebaptisée comme il se doit Jourdain.











Ne manquez pas également de visiter la crypte. Vous y accédez par un escalier de 33 marches. L'édifice est composé de 3 parties: une église souterraine, la cathédrale, elle-même, puis une église circulaire comme à Jérusalem.











La vie religieuse a repris en 1994, et l'archimandrite est à la tête d'une communauté de trois moines et de plusieurs novices. Actuellement des fonds sont récoltés afin de reprendre les travaux de rénovations. S'il vous reste une petite heure, allez vous promenez dans le parc de l'autre côté de la muraille. Bien que celui-ci soit un peu en friche vous risquez de rencontrer de manière fortuite une ou deux chèvres...



En voiture: Depuis Moscou, par la Volokolamskoe Shosse qui commence sur Leningradski Prospekt à gauche au niveau du métro Sokol, mais pour y accéder restez sur la file de droite et éviter le tunnel. Continuez tout droit en suivant les directions suivantes: Krasnogorsk puis Dedovsk et enfin Istra. La route est directe et très bien indiquée.


En train: Départ de Moscou par la gare Rijski, descendre à la station Novoierousalimski.

La personne à la caisse ne parle que russe!