mardi 30 octobre 2007

La rue Petrovka


La rue Petrovka est l'une des plus anciennes rues de Moscou. Située dans le centre historique de Moscou, au nord est du Kremlin, celle-ci peut constituer un joli point de départ pour la visite des quartiers nord-est du centre de la ville. C'est l'installation, au XIX siècle, de boutiques de mode française qui lança ce quartier et le rendit si bohême et agréable aujourd'hui. N'hésitez pas à flâner dans les rues et ruelles situées dans les environs de la rue Petrovka. Vous découvrirez tour à tour de nombreux théatres, de bons restaurants, les fameux bains Sandouni, des églises, un monastère et d'étonnates façades.



Comme point de départ voici donc la rue Petrovka, que vous pouvez empreintez du nord (depuis l'anneau des boulevards) au sud (en direction de la place Rouge).

Sur votre droite au numéro 25, entrez dans la cour et vous trouverez une exposition de sculptures contemporaines russes et notamment plusieurs sculptures de Tsereteli. Cette exposition fait partie intégrante du MMOMA (le musée d'art moderne de Moscou).








Voici une des sculptures en bronze de Zurab Tsereteli "en mémoire des victimes du SIDA". Le bâtiment où se trouve le musée date du XVIII siècle, ce beau manoir appartenait à l'époque au marchand Goubine. Il est un des plus beaux bâtiments de la rue qui en compte déjà de nombreux. Il fut construit par Kazakov, un grand architecte russe.







Zurab Tsereteli, l'auteur notamment du gigantesque monument Pierre le Grand sur la Moskva est un sculpteur d'origine géorgienne qui a réussi à imposer ses oeuvres dans toute la capitale russe. Toutes ses oeuvres retiennent l'attention par leur gigantisme ou leur côté kitsch et baroque. De façon générale, il crée des oeuvres imprégnées du style soviétique, on ne s'étonne donc pas de l'aspect imposant de certaines de ces sculptures!






Très jolie façade de la rue Petrovka située en face du manoir Goubine.







Si vous continuez en direction de la place Rouge et traversez la rue, vous remarquerez le monastère Saint Pierre d'en haut. Ce monastère datant du milieu du XIV siècle à l'air à l'abandon mais il est en cours de rénovation. Il appartenait autrefois aux boyards (ainsi nommées les anciennes familles de la noblesse russe) Narychkine. Les jours d'été des étudiants des beaux-arts s'y installent et dessinent le monastère. L'entrée dans les églises du monastère est payante.




Eglise se trouvant dans le monastère Saint Pierre d'en haut.




L'entrée du monastère Saint Pierre d'en haut depuis la rue Petrovka au numéro 28.




En descendant la rue Petrovka, sur votre droite, la rue Stolechnikov. Très jolie rue pavée et piétonne où il fait bon flâner. Celle-ci est bordée des deux côtés de boutiques de luxe.







La façade de la boutique Chanel (enseigne en cyrillique à l'entrée) mais vous trouverez aussi Cartier, Escada, Louis Vuitton etc...








En revenant sur vos pas en direction de la rue Petrovka, vous trouverez sur votre droite l'hôtel Marriott Aurora (façade donnant sur la rue Stolechnikov). À ses pieds une petite chapelle qui est parfois ouverte.





Juste en face de l'hôtel Marriott, la préfecture de la Fédération de Russie.




Au numéro 10 de la rue Petrovka, le "Petrovski Passaj" (passage Saint-Pierre), une magnifique galerie petite commerciale datant de 1906 et présentant une jolie façade ouvragée.


Juste à côté de la galerie marchande, une très jolie façade dans le même style que l'hôtel Ritz-Carlton de la rue Tverskaya. Si vous continuez à marcher de ce côté de la rue, tournez à gauche et continuer à flâner dans les ruelles du quartier de Kouznetski Most et Kitai Gorod...

mercredi 24 octobre 2007

Le patinage



Pour profiter pleinement de l'hiver moscovite, il n'y a rien de tel qu'une petite sortie patinage. N'hésitez surtout pas à chausser vos patins sur les étangs de la capitale qui sont tous pratiquables le froid venu. Il est possible de louer des patins dans les parcs et à côté des étangs.




  • Tchistye Proudy (métro Tchistye Proudy) - étang


  • Patriarchye Proudy (métro Mayakovskaya ou Tverskaya) - étang


  • Ekaterinsky sad (métro Pouchkinskaya) - étang


Autres possibilités:





  • Roussky Liod" la patinoire du parc Gorki. De 12h à 23h, 200 roubles de l'heure et 150 pour les enfants. Possibilité de louer des patins (100 roubles pour la journée). De 20h à23h des soirées thématiques sont organisées à la discothèque sur glace. Les programmes des soirées sont disponibles sur www.ruskatok.ru/index. Métro: Oktiabrskaya


  • "Loujniki" métro Vorobievye Gory. Ouvert tous les jours de 10h à 14h et de 17h à 22h. L'entrée est de 100 roubles pour les adultes et 40 pour les enfants. Location de patins à 150 roubles l'heure.


  • "Sokolniki Arena" la patinoire de l'équipe du Spartak vous accueille en soirée. Prix 350 roubles pour la soirée. Location de patin 100 roubles pour 1h30. Métro: Sokolniki. Des soirées de spéctacles-laser sont organisées http//sokolniki.info/katok2002.

  • La patinoire de la place Rouge. Celle-ci est installée généralement en décembre lorsque le froid est venu. Rien de tel qu'un petit tour de glisse sous les lumières du Goum et dans un lieu si riche d'histoires!


Les patinoires-discothèques:





  • "Krylia-Sovietov" la patinoire est ouverte de 22h à 5h les vendredis et samedis. Il faut compter 200 roubles pour une entrés adulte. Il est possible de réserver ses patins sur www.katanie.ru


  • "Miedviedkovo" la patinoire est ouverte de 22h à 5h les vendredis et samedis. 200 roubles pour une entrée adulte et 150 pour les étudiants.


  • "Club Fabrik" possibilité de patiner sur la terrasse de la discothèque Fabrik. Adresse: quai Kosmodamianskaya juste en face de la Vissotka du quai Kotelnitcheskaya.

jeudi 18 octobre 2007

Vladimir Vissotski (1838-1980)



L’enfant chéri du peuple russe, poète élu des dieux,
La voix pour la couleur d’une nation.

A la fois chanteur, poète et acteur ; chéri du peuple russe Vladimir Vissotski reste aujourd’hui encore, le plus célèbre et le plus écouté de toutes les générations russes.



Après une enfance en RDA, il, rejoint le théâtre de la Taganka ou il commence une carrière officielle d’acteur. Au début des années 60 sous la direction du metteur en scène Lioubimov, son ami et mentor, il interprète « Le Galilée » de Brecht, Svigdrigaïlov dans « Crime et châtiment ». Ensuite jouera dans le « Convive de pierre » de Pouchkine, John Reed « Dix jours qui ébranlèrent le monde » et interprétera d’autres rôles dans les œuvres de Essenine, Maïakovski, Shakespeare….


Ses talents d’acteurs sont reconnus dès sa première prestation sur scène. Encore aujourd’hui, le théâtre de Tangaka est associé au nom de Vissotski. Il joua également de multiples rôles à la télévision et au cinéma : « Deux camarades combattaient » en 1968.
Il crée, pendant cette période, un spectacle « Kapousniki » ou il se sert de lui-même. Il écrit aussi de savoureuses nouvelles dans « Les jeunes filles » parues en France en 1989 aux éditions Alinéa.


Au cours des années suivantes il compose ses premiers poèmes et chansons. Encouragé par ses amis, il met en musique ses textes avec une sincérité absolue, souvent de simples scènes de la vie. Ses chansons n’étaient pas destinées au grand public, le succès rencontré lors de soirées entre artistes relève du hasard…un ami se décide de l’enregistrer. Ses débuts de chanteur, accompagné de sa guitare, commencent. Il consacrera à la chanson toute son énergie et sa vie.


Ses textes deviendront, par la suite plus engagés politiquement, sans jamais se poser en dissident au régime malgré certaines déclarations sur «le vilain système». Il restera toute sa vie toléré mais jamais accepté par le gouvernement, du moins comme chanteur… mais apprécié en tant qu’acteur. Aucune poursuite n’a été engagée contre lui, mais une surveillance permanente, oppressante, qui était pour lui, homme actif, un réel cauchemar.


Ses chansons ne correspondant pas à la politique artistique communiste, elles ne seront jamais ni autorisées ni enregistrées, du moins officiellement, des concerts clandestins furent néanmoins organisés régulièrement avec un succès toujours croissant. Des casettes circulent «sous le manteau». Elles seront copiées et recopiées, l’interdiction ne faisant que renforcer l’intérêt et le succès de Vissotski «Volodia», lui qui osait, en chansons, exprimer la vie de ses concitoyens et par la même de tout le peuple russe.

Sa voix tour à tour gémissement, incantation, hurlement…Cette voix de tonnerre mais parfois si douce, est toujours d’une indicible grâce. Le visage exprimant la torture, le corps aux muscles tendus Volodia se met nu sur la scène, devant son public. Quiconque a entendu la voix de Vissotski, ne pourra se défendre d’être étonné, voire troublé.

Sa femme Marina Vlady, toujours présente à ses côtés, l’encourage et le soutient. Dans les années 70, il connaît une renommée mondiale. Ses concerts de Los Angeles, Paris et même Moscou furent un véritable triomphe.

Pendant ses séjours à Paris il enregistrera plusieurs disques, interprétés partiellement en français, chez Polydor. Il ne pourra jamais s’acclimater dans un pays étranger, ses séjours sont courts, pressé de rentrer dans sa Russie aimée…malgré tout !


Malgré ses succès et sa reconnaissance en tant que chanteur de tout un peuple, le théâtre lui manque et il remontera sur scène à Tanka, toujours sous la direction de son ami Lioubimov avec qui il effectuera de nombreuses tournées en Russie.

Sa vie fut un théâtre où il mêla l’humour à la tragédie. Sa mort en fit une première répétition. Le 25 juillet 79, à Samarkand, jouant Hamlet, son cœur s’arrêta de battre… il fut sauvé.
Un an après, jour pour jour, le 25 juillet 1980 à Moscou en pleins Jeux Olympiques, il s’arrêtait définitivement, épuisé de rage et de passion, par un travail acharné, l’alcool, le manque de sommeil, le tabac, la drogue, les interdictions et sa non reconnaissance en tant que chanteur, autant de traces profondes sur ce caractère trop bien trempé qui aima à la folie et se fit mal à la folie … il avait quarante deux ans.


Malgré le total silence des médias sur la disparition de leur idole, une foule de plusieurs milliers d’admirateurs et d’amis ont accompagné «leur Volodia» pour un dernier hommage, jusqu’au cimetière Vagankoskoïe. Sa tombe est devenue, et reste toujours un lieu de pèlerinage.


Nikita, son fils a interprété plusieurs rôles au cinéma et au théâtre, mais son activité principale est la gestion et l’enrichissement du musée Vissotski près de la place Takanka.



Article rédigé par Annie Girault

dimanche 7 octobre 2007

Survol des plats typiques russes

CHPROTI


Poissons fumés à la nage dans de l'huile. Un incontournable des zakouskis (hors d'oeuvre).



SILIOTKA


Une entrée traditionnelle aussi courante que chez nous: des harengs à l'huile, agrémentés d'oignons crus, mais pas toujours servis avec des pommes tièdes.


SALADES


Elles sont souvent très appétissantes et joliment présentées. Les plus caractéristiques sont à base de viande (boeuf, poulet), carottes, pommes, oeufs durs et de l'indispensable mayonnaise. On prépare aussi de nombreuses salades de légumes et crudités, composées de concombres, tomates, oignons frais, betterave et assaisonnées à la crème fraîche (celle-ci est un peu différente de celle que l'on trouve en France et rend la saveur du plat totalemnt différente). Le terme de vinaigrette sur une carte de restaurant n'indique pas un assaisonnement mais une salade composée qui ressemble à une macédoine de légumes.


CHACHLIK


Brochette de viande grillée que l'on mange surtout dans le caucase. Tous les restaurants en servent. On trouve les plus beaux chachliks dans les restaurants géorgiens.


PELMINI


Un des standards de la cuisine russe, sortes de raviolis (la pâte est cependant plus légère) cuits dans l'eau et farcis de trois sortes de viande: mouton, boeuf et porc. C'est la qualité de la farce qui fait toute la différence d'un pelmimi à l'autre.


KACHA


La kacha est une bouillie d'avoine, sucrée ou salée, de sarrasin ou de semoule de blé, avec du lait. C'est un plat modeste et digeste, souvent réservé aux enfants, mais que l'on trouve souvent dans l'alimentation quotidienne des russes au petit déjeuner.


PIROJKI


Petits pâtés de pâte brisée ou briochée farcis généralement à la viande, mais délicieux également en version sucrée: à la confiture, à la compote, aux pommes. Parmi les classiques, la version oeuf et chou est excellente.


PLOV


Le plov, lorsqu'il est à la russe, est simplement un plat de riz ou de graines de sarrasin (cuits dans très peu d'eau), qui accompagne différents plats de boeuf en sauce.


GOLOUBTSI


Ils sont originaires des anciennes républiques du sud de l'ex URSS. Les feuilles de chou remplacent les traditionnelles feuilles de vigne, que l'on peut tout de même trouver sur les marchés, conservées dans de l'eau salée. On fait blanchir les feuilles de chou, et on les garnit d'un mélange de viande de boeuf hachée crue, d'oignon, de riz, et on ferme. Les petits paquets ainsi obtenus sont ensuite cuits à la vapeur ou au bain-marie et se dégustent avec de la crème.


KOULIBIAKA


Tourte fourrée aux légumes, poissons, viandes. Souvent succulent...Le grand classique est le koulibiak de saumon.



COTELETTES



C'est un faux ami, et vous ne trouverez aucun os dans les côtelettes russes, puisqu'il s'agit de boulettes de viande (différentes viandes hâchées, mie de pain, lait, oignon et persil) que l'on fait frire.



lundi 1 octobre 2007

Le Cirque de Moscou


photo: le Grand Cirque de Moscou

C'est aux XVIII et XIX siècles que le cirque russe connut son âge d'or, avec de nombreux spectacles à dominante satirique. Les troupes faisaient des tournées dans tout le pays. Aujourd'hui, le cirque de Moscou reste très populaire, même si ses plus grands représentants appartiennent désormais au passé.


Le Cirque de Moscou est multinational et il est l'héritage de l'ex-URSS. Le Cirque de Moscou possède une "chaîne" d'artistes qui circulent d'une ville à l'autre avec leur matériel et les animaux qu'ils dressent. 70 cirques en "dur" les accueillent car ces artistes en hiver ne circulent ni ne s'installent en caravanes comme les cirques européens.
Depuis des temps très anciens, au cirque les enfants sont élevés dans la profession de leurs parents. Cette tradition est très vivante au cirque de Moscou. Outre cette éducation familiale, il existe à Moscou et dans toute la Russie un système de formation des artistes de cirque mis en place par l'Etat.
En 1926, une école de cirque, la première au monde, a été crée en URSS. En 1961, elle est devenue l'Ecole d'Etat du cirque. Elle a formé plus de 15000 artistes, Chaque année de nombreux élèves obtiennent un "diplôme d'artiste" leur donnant le droit de jouer sous le nom du cirque de Moscou.
Depuis 1992, par décision gouvernementale, le Cirque d'Etat de Russie est déclaré "héritage culturel" au même titre que le théâtre Bolchoï. Le bureau officiel gère depuis Moscou: 42 cirques stables et 15 chapiteaux, 3000 artistes, 15 spectacles à travers le monde.

Moscou compte deux cirques, dont les spectacles éblouissants séduisent petits et grands. Ils mêlent généralement danse, cabaret, musique, acrobates et animaux. Attention les horaires sont susceptibles de changer.

Ouvert en 1971, le Grand Cirque de Moscou a été dessiné et construit par un groupe d'ingénieurs et d'architectes et même s'il laisse paraître un décor gris et plutôt triste à la mode soviétique, l'ambiance et les possibilités techniques vous émerveillent lorsque la représentation commence. Il n'y a toujours pas dans le monde un cirque similaire. La hauteur du dôme central fait 36 mètres et sa capacité est de 3400 places. Outre cela, cinq pistes interchangeables en 5-6 minutes sont placées à 18 mètres de profondeur sous la piste centrale. Un véritable souterrain se cache sous vos pieds et vous permet de passer d'une piste pour chevaux, une patinoire, une piscine... Le cirque comprend également une 6ème piste située dans les coulisses et permet aux artistes de s'échauffer avant leur numéro.

Adresse: 7 Vernadskovo. Métro Universitet (à côté de l'Université Lomonossov). Tél: 930 2815. Horaires des représentations: spectacles à 19h en semaine. Samedi et dimanche: 11h30, 15h et 19h. Caisses ouvertes tous les jours de 13h à 19h. Prix des billets allant de 300 à 1000 roubles.

La nouvelle saison 2007-2008 a commencé début septembre 2007

Il s'agit d'un des plus anciens cirques de Russie. En 1702, le Tsar Pierre 1er fait construire un théâtre sur la Place Rouge où se produisent acteurs et clowns. En 1880, sur le Tsvetnoy Boulevard, le premier cirque en tant que tel est bâti. En 1919, le vieux cirque est nationalisé suite à un décret promulgué par Lénine mais. Durant la deuxième guerre les représentations n'ont pas cessé. À partir de 1960 le célèbre clown Youri Nikoulin se produisit et le vieux cirque de Moscou porte aujourd'hui le nom de son plus célèbre clown. Le cirque occupe aujourd'hui un bâtiment modernisé dans le centre de Moscou et peut accueillir plus de 2000 spectateurs.

Adresse: Tsvetnoy blvd 13, métro: Tsvetnoy blvd (à droite en sortant du métro). Le prix des places varie entre 200 et 1000 roubles. Tél: 625 8970. Les nouveaux horaires pour la saison 2007-2007 sont à vérifier dès la réouverture des caisses le 10 octobre 2007. Mais normalement les représentations en semaine ont lieu à 19h et le week-end 11h, 14h30, et 18h. Les caisses sont ouvertes tous les jours de 11h à 19h. Une pause a lieu en semaine de 14h à 15h et les week-end de 12h30 à 13h30.

la nouvelle saison 2007-2008 débutera le 26 octobre, ouverture des caisses le 10 octobre 2007