lundi 26 novembre 2007

Sviatoslav Richter

C'est un peu surprise que j'arrive au numéro 2/6 de la rue Bolchaya Bronnaya, dans le centre de Moscou. Un immeuble gris et triste des plus quelconques se dresse devant moi. Je suis devant l'entrée de l'immeuble où se trouve, au seizième étage, l'appartement mémorial de Sviatoslav Richter, l'un des plus grands pianistes soviétique du XXème siècle. Je suis surprise car, au premier coup d'oeil je m'attendais à une ancienne maison à l'architecture russe ou néo classique, mais j'étais loin de penser qu'il habitait dans un immeuble soviétique sans aucune originalité. Après avoir pris l'ascenseur, une dame d'un certain âge nous souhaite la bienvenue et nous prie d'entrer.
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En découvrant la simplicité, voire la tristesse du lieu je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi l'appartement qui lui avait été attribué par le Parti à l'époque, n'était pas situé par exemple dans la maison du quai des Chaudronniers, ou un bon nombre de privilégiés avaient leur résidence. Cet appartement qui avait abrité durant de nombreuses années un génie, un enfant chéri du pays; de surcroît officiellement reconnu par le régime soviétique, aurait dû à mon humble avis habiter ailleurs, enfin c'était l'idée que je m'en étais faite!
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L'appartement est certes vaste mais la décoration est des plus minimalistes. Hormis une Volga bien évidemment noire (voiture soviétique), qu'il ne conduisait d'ailleurs pas, aucun signe extérieur de richesse n'entoure cet homme. Or, s'il y a bien des personnalités qui ont pu bénéficier de traitements de faveur, se sont généralement toutes; outre les cadres du Parti, des personnalités du monde scientifique, littéraire et artistique.
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Le gouvernement lui attribuera donc deux appartements, un pour lui, l'autre pour sa femme. Ils le réuniront par la suite en un seul appartement. Ce n'est qu'après en avoir appris un peu plus sur la personnalité de cet homme au travers de ma visite guidée et la formidable présence de Victor; son assistant ou homme à tout faire (il n'en dit d'ailleurs pas trop sur le sujet), que je comprends pourquoi cet appartement est tel qu'il est, démunit de tout luxe ostentatoire, sans grande décoration, juste le strict nécessaire.


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Sviatislav Richter est un homme qui a dédié toute sa vie et son génie à la musique. Il a toute sa vie durant privilégié l'expression des sentiments au travers de la musique, rien d'autres ne devait entraver cette passion. Il n'accordait donc aucune importance aux biens matériels. Rien, disait-il, ne devait éloigner son esprit de la mélodie. Les rares objets de décoration qui ornent d'ailleurs son appartement ne sont, pour la plupart, que des cadeaux offerts par des admirateurs étrangers, notamment italiens.

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À ce sujet j'apprends que les deux pianos situés dans la pièce majeure, c'est-à-dire l'atelier de l'artiste (pièce où d'ailleurs il dormait également), lui ont été offert en 1961, lors de sa première tournée aux USA. Pendant longtemps il ne réussira pas à les faire livrer en Union soviétique, le régime de l'époque ne comprenait pas pourquoi un pays d'Occident pouvait offrir un tel cadeau. Victor nous dit alors que le gouvernement soviétique devait se sentir vexé dans le sens humilié, car ça voulait dire que le régime n'était pas capable de bien s'occuper de ses artistes. Ce n'est que bien plus tard qu'il pourra en toute légitimité les faire venir à Moscou.



Anticonformiste, insoumis, sauvage, simple, sensible, déroutant, autodidacte, génial; voici peut être les adjectifs qui qualifient le mieux Sviatoslav Richter, ce grand homme de la musique qui, en 1937 à l'âge de 22 ans arrive à Moscou sans jamais avoir auparavant étudié la musique avec un professeur.

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Son père, allemand de naissance vivra 23 ans en Autriche avant de rencontrer sa future femme de nationalité russe. Ils se marient en 1914 à Odessa et Richter est naturalisé russe. Sviatoslav naît de cette union le 20 mars 1915. Dès son plus jeune âge le jeune Richter traverse les années tristes et sombres de son pays: Première guerre mondiale, la Révolution d'Octobre, la guerre civile puis la seconde guerre mondiale. On pourrait alors dire que sa sensibilité slave, son perfectionnisme germanique mêlé à ces bouleversements historiques du XX ème siècle y ont été pour quelque chose dans la maturation de son génie.


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C'est son père, lui même pianiste et organiste, qui lui enseignera les bases de la musique. Mais à partir de là, et dès l'âge de 6 ans il développera seul sa technique en jouant ce qu'il aime, avec les seuls encouragements de sa mère, son père n'appréciant guère sa façon de jouer. Doué d'un instinct musical étonnant il passera des heures à jouer au piano.

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C'est à l'âge de 22 ans, donc, qu'il gagne Moscou et s'inscrit au conservatoire de musique. Heinrich Neuhaus, l'un des pianistes les plus réputés de l'époque devient son professeur, et c'est aussi chez lui et sa femme qu'il résidera à Moscou les premiers temps. Bien que très doué, son comportement un peu marginal et sauvage lui vaudra son exclusion du conservatoire à deux reprises. En effet, l'idée d'être contrôlé lors d'un examen de musique ne l'enchantait pas du tout.

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Au vue de sa personnalité on peut dire, je pense aujourd'hui, que c'est grâce à l'école russe de piano qu'il pourra à son aise et en suivant ses émotions donner autant libre cours à son interprétation. En effet, l'école russe de piano, contrairement aux écoles européennes, est une école du son, du jeu chantant et de la liberté. Cette approche de la formation musicale existe toujours de nos jours en Russie, et c'est pour cela peut être que la passion de la musique et l'approche pédagogique des slaves produit encore autant d'excellents musiciens.





Son premier concert à Moscou eut lieu en 1940 et les années suivantes il se produisit dans toute l'URSS. Ce n'est qu'en 1960, qu'il connait la célébrité à l'Ouest après une tournée triomphale aux USA. Il réalisa également des concerts en Finlande, en Angleterre, en France, en Italie dans les pays scandinaves et au Japon.

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Il n'était pas rare que Richter, épris de liberté, choisisse un cadre peu traditionnel pour organiser ces concerts. Un jour d'ailleurs en passant près de la ville de Tours, en France, il tomba amoureux d'une grange en pleine campagne. En accord avec les autorités il la fit nettoyer, testa l'acoustique et y organisa des soirées musicales dans la plus grande simplicité. Fût alors créé en 1964 le festival de la grange de Meslay en Tourraine où il s'y produisit chaque année. En 1986, il choisit également de réaliser une tournée en Sibérie, où il réalisa des concerts dans les villages les plus reculés.

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Talentueux, reconnu chez lui et à l'étranger, il n'a toutefois jamais aimé la publicité qui pouvait se faire autour de lui et de son oeuvre. Sa simplicité et sa dévotion à la vraie musique le poursuivra tout au long de sa vie. Il n'acceptera d'ailleurs qu'à deux reprises de dévoiler un peu de son intimité au travers d'un entretien exceptionnel avec Bruno Monsaingeon. Ce-dernier réalisera un film autobiographique et écrira également un livre. On est alors en 1996 et ce n'est que peu de temps après, en août 2007, à l'âge de 82 ans que Sviatoslav Richter s'éteindra à Moscou, des suites d'une crise cardiaque. Il est aujourd'hui enterré au cimetière Novodievitchi.

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en DVD "Richter l'insoumis", film de Bruno Monsaingeon


Livre de Bruno Monsaingeon "Richter écrits conversations"


Pour visiter son appartement mémorial vous devez réserver auprès du musée des Beaux-Arts Pouchkine. Tél: 203 79 98.

jeudi 22 novembre 2007

Vue depuis notre appartement

Photo prise le 22 novembre 2007 à 12h, depuis le balcon de la salle à manger. En arrière plan le Kremlin de Moscou. Un ciel dégagé, grand soleil il fait -6 degrés

Photo prise le même jour à 15h30

lundi 19 novembre 2007

Noël en Russie... pas si différent!


À vos calendriers!


Jusqu'en 1923, la Russie a conservé l'usage du calendrier Julien créé en 45 avant J.-C par Jules César et réformé en 1582 par le pape Grégoire XIII sous le nom de Calendrier Grégorien.

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Lors de la réforme grégorienne, le calendrier Julien se trouva en retard de 10 jours sur le nouveau calendrier. Ainsi, le 5 octobre 1582 devint le 15 octobre 1582. Lors de la Révolution soviétique, en 1917, le calendrier Julien était en retard de 13 jours par rapport au grégorien. Le 1er janvier 1917 Julien correspondait à 1+13 soit le 14 janvier Grégorien.

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L'alignement par décret du calendrier russe sur le calendrier occidental a été de la part du gouvernement soviétique une décision politique pratique. La conservation du calendrier Julien par l'Eglise Orthodoxe avait été, de la part de celle-ci en 1582, une prise de position contestataire vis-à-vis du "modernisme" de la papauté romaine. Ce même conservatisme anime toujours l'Eglise russe. Pour les orthodoxes, Noël se fête le 7 janvier, le jour de l'an le 14 etc...

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Depuis la chute de l'URSS , le 7 janvier est un jour férié, ce qui facilite grandement le regroupement familial. Il n'est pas rare que des moscovites parcourent plusieurs milliers de kilomètres pour se retrouver en famille au fin fond de la Sibérie!

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Les années de dictature communiste ont contribué à la disparition partielle des coutumes religieuses car la libertée de croyance n'existait plus. Actuellement, des russes renouent avec la tradition. Voici donc quelques rites de Noël.


Les principales coutumes de Noël en Russie


La fête de noël russe est précédée d'un carême qui commence le 28 novembre et se termine le jour de Noël. Le premier dimanche de ce carême, les russes mangent du poisson: c'est le début de quarante jours maigres. La veille de Noël est appelée "sotchevnik". Ce nom provient du mot "sotchiva" qui est un met rituel que les russes mangeaient ce jour-là. Le jour J, la famille se rassemble autour d'un repas souvent concocté par la maîtresse de maison ou par la babouchka, la grand-mère russe.

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Le soir du 6 janvier, les russes pratiquants vont à l'office religieux, puis s'attablent pour le réveillon. Dans l'église, enfants et adultes chantent en coeur à la gloire de Jésus-Christ. Les enfants portaient une étoile accrochée à une perche et frappaient aux portes. Ne pas recevoir les petits chanteurs était considéré comme un péché. En retour, les gens leur donnaient de l'argent, du pain d'épices, des petits gâteaux. Les chansons appelées "Koliada" viennent de la religion païenne. À l'époque elles symbolisaient le culte des forces de la nature.

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La solidarité, en ce jour plus qu'à un autre, prend tout son sens pour les russes. Durant la veillée de Noël on apporte un peu de chaleur aux plus démunis en leur offrant le gîte et le couvert. Au retour de l'office religieux, les russes s'attablent pour le réveillon. Il était interdit de manger avant l'apparition de la première étoile, en hommage à celle de Bethléem qui avait annoncé la nativité aux rois mages. À la première étoile, on se met à table et partage des petites galettes de pain azyme en échangeant des souhaits de bonheur et de joie.

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Le repas de Noël

Il fallait servir 12 plats - exigence que la réalité économique avait modifiée - On servait de la Koutia (obligatoire car les autres sont au choix), des plats à base de poisson, des blinis, des pieds de boeuf en gelée, le porcelet farci, du saucisson, du boeuf braisé, des piroguis, des pains d'épices, des biscuits au miel et au pavot, des ouzvars, les boissons diverses...

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Aujourd'hui, la table est souvent composée de nombreux zakouskis (hors d'oeuvre) dont la présentation est très soignée. Le choix des zakouskis sera différent d'une famille à une autre. Les familles aisées préféreront les zakouskis raffinés tels que caviar noir (caviar) ou caviar rouge (oeufs de saumon).

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À la fin du repas les russes laissent sur la table une assiette de "polach" (pain tressé) entre deux chandelles allumées en mémoire des défunts de la famille.

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Le décor de la table est lui aussi très important: égayée de bougies et de nappes chatoyantes, la table illumine toute la maison. Le Koutia et l'Uzvar sont les deux desserts traditionnels: le premier est une sorte de gâteau, d'origine ukrainienne, préparé avec du gruau de sarrasin concassé, du miel et de la girofle. Le second est une compote de fruits secs.
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Autour de la table

Le pays ne manquant pas de bois, les beaux sapins apparaissent dans les foyers, les écoles et sur la ou les places centrales de chaque ville (à Moscou il y a un sapin sur chaque place ou lieu important). Mais, contrairement à la tradition occidentale, il n'y a ni crèche ni décoration spéciale. Des spectacles sont organisés autour des sapins où le Père Gel distribue des cadeaux. Traditionnellement ce sont des paquets remplis de bonbons, chocolats et petits jouets.
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Père Noël?
Le Père Noël existe aussi en Russie mais son nom est différent, il s'appelle le Père Gel (Ded Moroz). Il est accompagné de sa petite fille Snegorouchka qui veut dire la petite fille des neiges. Ils sont les deux personnages indissociables du Noël russe.
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Le Père Gel est habillé d'un long manteau rouge orné de fourrure blanche. C'est un homme plutôt âgé avec une barbe blanche. Il voyage en troïka tiré par des chevaux et non des rennes. Sa petite fille est habillée d'une robe bleue ou blanche décorée de paillettes, elle porte sur la tête un magnifique diadème orné de pierres.
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La dénomination de Père Gel provient du fait qu'en Russie, au début du mois de janvier, une grande vague de froid traverse tout le pays.
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À l'époque de Noël les enfants sont en vacances et participent à différents spectacles, toujours en présence du Père Gel, de Snegorouchka et des personnages populaires des contes russes parmi lesquels la méchante Babayaga, qui essaie de résonner les enfants, en vain!
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Sources: www.russievirtuelle.com, www.orientale.fr

mercredi 7 novembre 2007

L'Anneau d'Or - Souzdal






Souzdal... Un nom aux consonances magiques qui fait naître une multitude d'images... Une troïka s'enfonçant dans la neige, le carillon d'une église, le serpentement d'un ruisseau, des églises aux bulbes dorés, verts ou bleus. Souzdal est depuis longtemps synonyme des époques lointaines qui ont laissé leurs traces dans l'histoire de la Russie. Ses champs s'étendent à perte de vue, sa terre noire est une des plus fertiles de la région et y est activement cultivée. Arriver à Souzdal c'est comme remonter le temps, la ville a gardé un caractère rural, il n'y a aucune industrie, seule la campagne est maîtresse des lieux.





Souzdal est le berceau de l'État russe car ses princes, devenus princes de Vladimir puis de Moscou allaient être les rassembleurs « de toutes les Russies » avant de prendre le titre de tsar. La ville se situe à 28 km au nord de Vladimir et à environ 220 km de Moscou en direction de l'est. On y accède uniquement en voiture, car au moment où l'occasion leur fut présentée, les Souzdaliens refusèrent le passage du chemin de fer dans leur ville. Ce qu'ils perdirent en progrès ils le gagnèrent donc en tranquillité et purent ainsi conserver leur patrimoine.




Souzdal est une des plus belles villes de l'Anneau d'Or, et bien que n'ayant que 12 000 habitants, elle compte environ 200 curiosités d'une grande beauté; dont cinq monastères, de nombreuses églises et de nombreux joyaux de l'architecture civile. En 1992, ses meilleurs ensembles architecturaux ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.




Il faut bien compter deux ou trois jours pour découvrir pleinement les joyaux de cette ville-musée. La visite des couvents, monastères, églises et musées est à prendre en compte, mais chaque coin de rue recèle sa part de mystère et qui sait ce que vous pourrez bien voir...



La ville peut facilement se découvrir à pied mais les températures hivernales vous contraindront à alterner marche et voiture. Construite autour d'un axe linéaire, qui est la rue Lénina, vous pourrez facilement vous repérer par rapport aux bulbes des églises et vous faufilez dans les ruelles bordées de toute part par les maisons qui sont encore toutes construites en bois.







Le musée de l'architecture russe du bois et de la vie paysanne, reconstitue un village russe où tout était en bois. Ce musée est sans conteste un des plus beaux de Souzdal. Toutes les bâtisses visibles dans ce musée en plein air ont toutes été construites sans un seul clou. Ci-dessous deux photos de l'église de la Transfiguration, située dans le musée en plein air.





Le couvent de l'Intercession est occupé par une petite communauté de religieuses, après avoir été fermé durant la période soviétique. Au centre, la cathédrale de l'Intercession (photo ci-dessous). Ce couvent abrite également depuis plusieurs années 14 isbas qui peuvent être louées, dont un restaurant, lui aussi tout en bois qui sert une cuisine typique russe très bonne.




Ce couvent était à l'origine l'endroit où les tsars exilaient leurs épouses répudiées. Parmi elles, la première femme de Vassili III, fut envoyée dans ce couvent en raison de sa stérilité supposée. Lorsqu'elle tomba enceinte, il était trop tard pour éviter le divorce. Elle donna naissance à un fils dans ce couvent. Craignat qu'il ne soit un dangereux rival pour les héritiers que pourraient engendrer la nouvelle femme de Vassili III , sa mère le fit adopter secrètement et prétendit qu'il était mort. L'histoire peut être ironique puisque la seconde femme de Vassili lui donna effectivement un fils: Ivan le Terrible...



Le monastère du Sauveur-Saint-Euthyme (photo ci-dessus) est le plus grand monastère de Souzdal. Devant la cathédrale de la Transfiguration, un haut clocher (photo ci-dessous), fait entendre son carillon toutes les 90 minutes. Les week-ends d'été a lieu une fois par heure un bref concert a cappella.




Le Kremlin de Souzdal (photo ci-dessous) est bien antérieur au kremlin de Moscou. Il ne reste pratiquement rien de sa construction d'origine, seule la cathédrale de la Nativité et ses bulbes bleus rayonnent (lorsqu'il y a du soleil) sur la prairie environnante. Le joyau de la cathédrale se sont les Portes-d'Or. Leurs énormes vantaux recouverts de motifs en or sur le fond noir des feuilles de cuivre constituent un trésor inestimable de l'art russe du Moyen Âge.





La place du commerce (photo ci-dessous) et l'église Notre-Dame-Consolatrice-de-Tous-Les-Affligés qui date de 1787. Cette place, bordée par les arcades des galeries marchandes est restée un lieu de commerce où se vendent les produits de saison et les objets typiquement russes de toutes sortes. Les rares restaurants de Souzdal sont presque tous à deux pas de cette place.





La rue Lénine (photo ci-dessous), la principale artère de Souzdal, bordée de maisons basses en pierre. La ville possède plusieurs maisons du XVIII ème, mais la plupart ont subi des remaniements et font l'objet de travaux d'étude et de restauration. Du XVII ème, il ne reste qu'une maison de pierre presque intacte. Elle aurait appartenu à un prêtre célèbre de Souzdal. Cette maison à une valeur inestimable dans la mesure où il n'y a que peu de bâtiments civils de cette époque sur l'itinéraire de l'Anneau d'Or et plus généralement en Russie.




Sur la photo suivante le bus reliant Vladimir (600,000 habitants) et Souzdal.





En quittant Souzdal pour la ville d'Ivanovo, sympathique route avec de nombreux nids-de- poule... Il faut savoir qu'en quittant les grands axes routiers de la Russie vous n'êtes pas à l'abri de quelques surprises...