vendredi 30 mai 2008

L'ancienne rue Arbat...peut-être plus littéraire?







Lorsque l'avenue Nouvel-Arbat, bordée de hautes tours, à été construite parallèlement à l'ancien Arbat, ce qui subsistait de celui-ci est devenu le symbole de la résistance à l'urbanisation technocratique et destructrice de l'époque soviétique.






Les auteurs de la rénovation des années 1980, appartenant à la génération d'architectes moscovites du "socialisme à visage humain", transformèrent la rue en zone piétonne, pavée, plantée et ornée de bacs à fleurs en béton et de lampadaires stylisés; la restauration des façades et des intérieurs a été menée dans le même esprit.






Le vieil Arbat retrouva alors sa vocation de rue animée et de lieu de rencontre pour les jeunes et les artistes de rue. Devenue alors l'une des rues les plus touristiques de Moscou, elle est aujourd'hui bordée d'innombrables boutiques de souvenirs qui vendent toutes la même chose à des prix prohibitifs. s et a perdu beaucoup de son naturel.







Victime de son succès, elle est toutefois peut-être en passe de retrouver un certain charme naturel passé et de devenir "la rue des livres". En effet, l'Administration centrale du district de Moscou vient d'annoncer que des kiosques à livres s'y installeront à partir du mois de juin.




Ce projet de transformation a été pensé par un natif de la rue, et d'après lui cette petite transformation aiderait à refléter l'ancienne image historique véhiculée par le quartier. Effectivement, l'ancienne rue Arbat a un fort passé littéraire et culturel et il serait bien plus intéressant de le faire revivre plutôt que de continuer à voir ce déballage kitsch de souvenirs russes made in China...

Source: "The Moscow News" du 23 au 29 mai, numéro 23.


mardi 27 mai 2008

La place du Manège

Cette place, qui a porté de 1967 à 1991 le nom de place du Cinquantième-Anniversaire-de-la-Révolution-d'Octobre, ne s'est formée que dans les années 1930. Jusqu'alors et depuis le XV siècle, l'espace était couvert de maisons d'habitation et occupé également par un monastère, Moïsséïéski. Aux XVIII et XIX s., le quartier était dévolu au commerce. Le plan urbain de 1775 amorça les premières démolitions, qui reprirent dans les années 1820.


Après la victoire de la Russie sur Napoléon, en 1812, la ville, presque entièrement détruite pendant l'incendie, se reconstruisit rapidement. Le plan fut élaboré en 1817 par la Commission de reconstruction spécialement créée sous la direction d'Ossip Bovet. De nombreux ensembles virent alors le jour.



La foule se dirigeant vers l'entrée de la place Rouge depuis la place du Manège


Le territoire autour du Kremlin fut nouvellement aménagé. Le système de canaux et de bassins installé à la fin du XVIII siècle le long de la rivière Neglinnaïa fut comblé et la rivière elle-même canalisée, devint souterraine. En 1821-1823, Bovet y aménagea le jardin Alexandre agrémenté bientôt d'une grotte et d'un portail.

Le même projet visait la reconstruction de la place du Manège. En 1817, Bovet et l'ingénieur espagnol Bétancourt construisirent l'énorme édifice du Manège, magnifique exemple du style néo-classique, dépouillé et monumental, en vogue à l'époque. la puissante colonnade dorique ainsi que l'énorme fronton dépouillé de tout ornement dominent la place.

Le Manège

Le plafond suspendu du Manège, avec sa construction en bois qui couvre la travée large de près de 45 mètres sans pilier intermédiaire, passait alors pour une prouesse technique. Autrefois déstiné aux exercices équestres, il est aujourd'hui une salle d'expositions avec une superficie de 6500 mètres carrés. En face du Manège, sur le côté de la place s'élève le bâtiment de lÛniversité de Moscou qui fut remanié en 1817-1819 par l'architecte Domenico Gilardi après l'incendie de 1812.




Statues sculptées par Zourab Tsereteli

La rue Tverskaïa depuis la place du Manège


Les contours actuels de la place sont délimités par l'Université et l'hôtel National au nord-est, les grilles du jardin Alexandre du côté du Kremlin. La place est fermée sur les deux autres côtés par le Manège et l'hôtel Moskva. Dans les années 1990, elle a été éventrée par un gigantesque chantier de construction ddestiné à aménager en sous-sol un centre commercial avec espace piéton, du type du forum des Halles à Paris, avec de nombreuses sculptures de l'artiste géorgien Zourab Tsereteli.


Photo ci-dessus: La coupole située au dessus du centre commercial représentant l'hémisphère nord. C'est également une horloge avec, à la place des aiguilles, une demi-sphère avec les contours des continents et les noms des villes.

Sources: Moscou, Ed. d'art Amarante, Moscou, 2005; Moscou Patrimoine Architectural, Ed. Flammarion, Paris, 1997.

vendredi 23 mai 2008

La Maison haute



La Maison haute, ou plutôt la maison du "quai des chaudronniers" pour les moscovites, est l'un des emblèmes de la période stalinienne. Construite en 1952, elle abrita dès le début l'élite artistique soviétique. La Maison haute, un des sept gratte-ciel de Moscou, est une ville dans la ville, on y trouve une poste, un supermarché, une école maternelle, une pharmacie etc... Ses habitants y trouvaient tout sur place pendant que la majorité des moscovites partageaient des appartements communautaires. Anne Nivat, son auteur, s'intéresse aux habitants actuels et on y apprend ce qui est arrivé aux anciens privilégiés et à leurs descendants. Certains témoignages et entretiens sont étonnants.

lundi 19 mai 2008

La finale de la Champions League

Il y a des jours dans l'année où la place Rouge est en effervescence! Le mois de mai 2008 restera sans conteste dans les annales, puisque tour à tour, il y eût l'intronisation du nouveau président Medvedev et le défilé solennel en l'honneur de la Victoire de 1945 (qui pour la petite histoire réintégra l'artillerie lourde, chars, missiles, du jamais vu depuis l'ère soviétique).

Et puis il y a les fêtes plus légères de signification comme la finale de la Champions League. Fidèles amis du ballon rond à vos gradins, la finale Manchester United contre Chelsea (le club d'Abramovitch) aura lieu le mercredi 21 mai à Moscou et toute la ville s'enorgueillit d'accueillir la finale des meilleurs clubs européens.

La ville attend 50,000 supporters anglais fanatiques qui se défouleront pour le club de leur choix au stade de Loujniki. Le stade qui compte 75,000 places sera très certainement sous haute surveillance policière afin d'éviter les débordements de joie ou de colère! le match débutera à 22h45 heure locale pour pouvoir être retransmis en direct sur les chaînes européennes à 20h45.



En attendant le jour J, la foule se précipite sur la place Rouge et n'a pas peur d'attendre des heures afin d'apercevoir quelques secondes la coupe des Champions. Un mini stade de foot y a été installé et quelques amateurs s'y donnent à coeur joie; leurs coups de pied sont retransmis en direct sur un grand écran. Quelques gradins pouvant accueillir des spectateurs y sont disposés tout autour. Pour se procurer des billets difficile, difficile, c'est pratiquement impossible. La vente des billets s'est faite uniquement au travers du site internet de l'UEFA. Seul un nombre dérisoire de billets, à peu près 10,000 ont pu être vendus sur des sites de vente généraux et seulement 5000 ont été alloués aux fans russes!

C'est ici même, sur la place Rouge que les heureux vainqueurs viendront fêter leur victoire après le match; s'ils arrivent à braver les bouchons jusqu'au centre de la ville.

Amateurs de foot je vous souhaite bien du plaisir!



dimanche 18 mai 2008

L'hôtel Moscou se déshabille

Après de long mois de restauration, l'hôtel Moscou, situé face à la porte de la Résurrection donnant sur la place Rouge, commence à se découvrir et ôte peu à peu son long manteau noir qui le recouvrait. L'architecture est plutôt sobre...attendons de le voir complètement dévêtu!

jeudi 8 mai 2008

Les files d'attente à la russe

"Durant les années soviétiques, on faisait la queue à Moscou pour tout et n'importe quoi. Chaque citoyen ne sortait pas sans son "avoska", son "au cas où", un sac, généralement un filet. Au cas où il y aurait un arrivage. Ces années de pénurie ne sont plus, les magasins moscovites sont bien pourvus, mais le rituel de la queue perdure dans les administrations, les consulats, partout où il vous faut obtenir un document (le mot est le même en russe). Alors la personne qui arrive demande immanquablement: "qui est le dernier?". Le dernier n'est pas forcément là car il a prévenu celui qui le précède de sa courte absence: il est parti chercher des cigarettes et revient tout de suite. Souvent quelqu'un s'autoproclame chef de queue et sur un morceau de papier note le nom des arrivants. Quand son tour arrive, il confie le papier à un collègue de queue. C'est là un formidable lieu de vie, de rencontres, tour à tour de solidarité et de disputes (les resquilleurs), chacun est embarqué dans la même galère."





Le goût de Moscou, textes choisis et présentés par Jean-Pierre Thibaudat. Ed. Mercure de France, 2004.



Pour illustrer voici l'extrait d'un teste de Vladimir Sorokine, publié à Moscou en 1985 dans la revue Syntaxis.




"- Camarade, qui est le dernier?


- Je crois que c'est moi, mais derrière moi, il y a encore une dame en manteau bleu.


- Je suis derrière elle alors?


- C'est ça. Elle revient tout de suite. Mettez-vous derrière moi en attendant.


- Et vous, vous restez là?


- Oui.


- Je voulais m'absenter une minute, juste une minute...


- Il vaudrait mieux attendre la dame parce que y'en a d'autres qui vont arriver et qu'est-ce que vous voulez que je leur dise, moi? Attendez, elle a dit qu'elle ferait vite...


- Bon, d'accord, je vais attendre. ça fait longtemps que vous faites la queue?


- Non, pas très...


- Et on a droit à combien par personne, vous ne savez pas?


- Non, j'en sais rien... j'ai même pas demandé. Vous ne savez pas combien on peut en acheter par personne, madame?


- Aujourd'hui, je ne sais pas, mais hier, j'ai entendu dire que l'on pouvait en acheter deux.


- Deux?


- Oui. Au début, c'était quatre et ensuite, deux.


- Eh bien, dites donc, c'est pas beaucoup! ça ne vaut pas le coup de faire la queue alors...


- Mais faites-la à deux, vous en aurez deux fois plus.


Il y en a ici qui la font à trois.


- A trois?


- Oui.


- Mais il y en a pour toute la journée comme ça!


- Mais non voyons. Les vendeuses sont rapides ici.


- On dirait pas. On n'a pas bougé...


- C'est parce que ceux qui s'étaient absentés là-bas sont revenus et ils sont nombreux...


- C'est ça, ils s'absentent et ensuite ils reviennent!


- C'est rien, ça va aller vite maintenant...


- Et vous ne savez pas combien on peut en acheter par personne?


- Trois, on dit.


- Bon, ça peut encore aller! du côté de la gare de Saviolovski, c'est toujours un par personne.


- Ça ne rime à rien d'aller là-bas, de toute façon les premiers arrivés raflent tout.


- Dites-moi, la queue était aussi longue hier?


- Presque, oui.


- Et vous avez déjà fait la queue hier?


- Oui.


- Longtemps?


- Non, pas très...


- Ils ne sont pas trop froissés?


- Au début, ça va, mais sur la fin il y a vraiment de tout.


- Sûrement qu'aujourd'hui encore ils prendront les mieux, et les défraîchis, c'est nous qui les aurons...


- Mais non, je les ai vus, et ils sont tous pareils.


- C'est vrai?


- Oui, les défraîchis, ils les mettent de côté.


- Tu parles qu'ils les mettent de côté!


- Mais si, ils sont obligés de les retirer provisoirement de la vente et d'en faire l'inventaire.


- Mais qu'est-ce que vous racontez! ils sont obligés, ben voyons! ils se font du beurre avec ça, vous inquiétez pas... ils les revendent au noir ensuite...


- De toute façon, on verra bien, c'est pas la peine de se chamailler...


- Ah, voilà la dame qui revient. Vous êtes derrière elle.


- La grande là?


- Oui.


- Je suis derrière vous alors?


- Sûrement. Moi je suis derrière ce citoyen.


- Alors, je suis derrière vous."




jeudi 1 mai 2008

La maison Igoumnov (résidence de l'ambassadeur de France)


La maison Igoumnov




Vous aurez sans doute remarqué cette splendide et imposante maison se trouvant sur la Bolchaïa Iakimanka. Il s'agit de la résidence de l'ambassadeur de France, mais elle est plus connue à Moscou sous le nom de maison Igoumnov, du nom de son ancien propriétaire. Autrefois située dans un quartier plutôt calme, le long d'une rue où ne passaient que quelques voitures et calèches, elle s'est peu à peu retrouvée par la force des choses au milieu d'un réaménagement urbain important, et l'agréable rue a laissé place à une avenue à six voix où le trafic est incessant.







Mais revenons un peu en arrière...


La famille de Nicolaï Igoumnov, riche industriel moscovite possédait déjà depuis 1851, une magnifique demeure de style Empire sur le même emplacement. Cependant, très attaché au style architectural russe ancien, le seul souhait de Nikolaï fut de rétablir les traditions de la Russie Ancienne, expression de l'âme russe. Il décida alors d'y faire construire en 1888 un hôtel particulier dans le goût russe. Il en confia le projet à Nikolaï Pozdeiev, un architecte de Iaroslav qui connaissait bien le patrimoine architectural russe. L'histoire dit qu'un jour Nikolaï Igoumnov, visitant ses manufactures à Iaroslav, tomba en admiration devant deux églises et souhaita absolument que son architecte s'occupe des plans de sa future nouvelle résidence. L'affaire fut alors entendue et c'est ce-dernier qui réalisa les plans de la future résidence.


Détails de la façade extérieure


La maison construite en 1888 est le meilleur exemple de l'architecture néorusse* de Moscou à la fin du XIX siècle. Le style russe du XVII siècle fut considéré à la fin du XIX ème, dans les milieux slavophiles auxquels appartenaient les Igoumnov, comme le sommet de l'architecture russe. La maison représente ainsi le plus bel exemple d'architecture privée néorusse de la capitale, et le seul dont les intérieurs ont plus ou moins été conservés. Son architecte mourut peu de temps après la fin des travaux, elle est donc tout ce qu'il y a de plus unique!




Une porte du rez de chaussée




La fin du XIX siècle est une période durant la quelle beaucoup d'hôtels particuliers seront construits. En effet, il faut savoir qu'après l'abolition du servage, qui n'arriva que très tardivement en Russie en 1861, de nombreux aristocrates ont vu leur domaine s'effriter faute de personnes pouvant s'occuper des terres. Par conséquent
c'est à partir de cette époque qu'une nouvelles classe de grands et riches marchands construisirent de nombreux hôtels particuliers.



L'entrée et l'escalier d'honneur


À la Révolution de 1917, la famille dû certainement émigrer à l'étranger ou quelque chose de pire lui arriva mais on en a aucune trace. La maison fut alors réquisitionnée par le nouveau gouvernement bolchévique. La France reconnu le nouvel État soviétique en 1924 et partant de là, il fallut trouver à Moscou un édifice à même d'abriter la délégation française de manière aussi somptueuse que l'ancien hôtel diplomatique de Saint-Petersbourg. À cette époque une ambassade provisoire se trouvait dans le quartier d'Ostojenka, mais les bâtiments, trop exigus ne permettaient pas une installation permanente et ils durent même très vite se voir attribuer un autre bâtiment pour y installer la chancellerie. L'URSS proposa cinq maisons magnifiques mais toutes furent refusées.







En 1937 commencèrent les négociations avec le gouvernement stalinien pour la location de la maison Igoumnov qui n'était pas libre à cette époque. Effectivement un club ouvrier en avait fait ses quartiers et était même sur le point d'abattre des murs pour y créer une salle de cinéma. Le désastre faillit se produire quand des hommes censés se rendirent compte du sacrilège. Staline lui-même approuva le premier contrat de bail et une phase de restauration et de rénovation s'ensuivit. Le choix de cet hôtel particulier pour abriter le siège de la délégation française s'explique non seulement par la beauté de la maison elle-même mais également par sa double destination d'origine: professionnelle et familiale. De plus les anciens communs dans la cour arrière, purent servir de chancellerie.

Une des portes du rez de chaussée



Puis c'est la Seconde Guerre mondiale, l'ambassade est déserte en 1941 et 1942. En 1943 un nouvel ambassadeur est nommé et le général de Gaulle y passera quelques semaines en 1944. Les relations diplomatiques entre la France et l'URSS s'élargissant, il fallut trouver des solutions aux problèmes de logement et de travail auxquels la maison Igoumnov et les anciens communs ne répondaient plus. Les français finirent en 1979 par faire construire une nouvelle chancellerie ainsi qu'un immeuble d'habitation dans la parcelle mitoyenne. La France est propriétaire de la chancellerie et locataire de la maison Igoumnov.

L'antichambre avec l'entrée dans le grand salon



Ce qui frappe lorsqu'on s'approche de cette maison massive c'est tout d'abord sa façade. Le bâtiment possède des terems à haute toiture, des tours à chatior, des perrons à colonnes renflées et des céramiques polychromes. En entrant vous remarquerez le sol, les voûtes, les magnifiques portes, toutes différentes, et le superbe escalier d'honneur qui mène aux salles d'apparat. La décoration intérieure nous fait inévitablement penser au "palais des Terem" dans le Kremlin ou la maison des boyards Romanov. L'intérieur est très riche en couleurs et de nombreux détails ont été soigneusement étudié. J'aime particulièrement les portes, toutes travaillées presque à l'excès renvoient une image de conte de fée. Autant dire que nos portes actuelles font très misérables à côté.



La décoration du plafond et ses moulures imposantes



L'entrée, l'escalier et l'antichambre du premier étage forment un ensemble néorusse unique en Russie pour son unité artistique et son authenticité historique. Le décor de la salle à manger, réalisé dans le même style n'existe plus. Seuls quelques petits détails difficilement visibles pour des yeux amateurs sont aujourd'hui les rescapés du style d'origine (le plafond voûté, la décoration sur les bordures des fenêtres...).

Le lustre du grand salon



Le décor des autres salles d'apparat est néoclassique d'inspiration française. Nous passons successivement en enfilade le grand salon, le petit salon et le salon des filles (en référence aux quatre filles de Nikolaï Igoumnov), les seules pièces du premier étage ouverte au public. Le grand salon est décoré dans le style Louis XVI. Tous les meubles proviennent de l'ancienne ambassade de France à Saint-Petersbourg. Le plafond et ses moulures sont de toute beauté. Le magnifique lustre de style russe provient de Saint-Petersbourg. Le petit salon est dans un style Louis XV et le salon des filles, plus épuré, est de style renaissance avec quelques touches d'art Nouveau.


Le grand salon



Aujourd'hui la maison Igoumnov continue de remplir sa fonction d'hôtel diplomatique de prestige en y mêlant les traditions russes et françaises...


*Autres bâtiments de style néorusse à Moscou: le musée polytechnique, le Goum, le bâtiment rouge abritant le musée d'Histoire sur la place Rouge.


Moscou Patrimoine Architectural, éd., Flammarion, 1997.